<<Retour

Source : BnF / Gallica

Note préliminaire (C.R) : Les planches de sceaux sont présentées dans un fichier à part.

supplEment

 

A LA

 

SIGILLOGRAPHIE

DU

PÉRIGORD

par

PH. DE BOSREDON

 

PÉRIGUEUX

 

IMPRIMERIE DUPONT ET Cie RUES TAILLEFER ET DES FARGES. 1882.

 

avant-propos.

 

 

L'accueil qui a été fait par la Société historique et archéologique du département à ma Sigillographie du Périgord, l'empressement avec lequel plusieurs de mes honorables confrères ont recueilli, pour m'en faire profiter, des renseignements nouveaux[1], enfin la haute distinction dont l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a honoré mon ouvrage, m'ont engagé à lui donner un supplément et à décrire un assez grand nombre de sceaux qui avaient échappé à mes premières recherches ou qui m'ont été fournis par d'obligeantes communications.

J'ose espérer qu'ainsi complété, le recueil que j'ai formé, indépendamment de l'intérêt qu'il peut présenter au point de vue purement sigillographique, ne sera pas sans utilité pour la chronologie de notre province, pour la généalogie et le blason de ses anciennes familles, et pour certains détails de l'histoire locale. On me permettra de faire remarquer, à ce sujet, que mes recherches m'ont fait découvrir le nom de trois abbés qui ne figuraient pas sur les listes du Gallia christiana, savoir :

Hugues, abbé de Saint-Amand-de-Coly en 1226;

N.[2] de Clarens, abbé de Tourtoirac en 1279;

Bernard de Verneuil, abbé de Châtres en 1320.

Au moment de terminer cette publication, je crois devoir résumer en quelques observations sommaires les caractères principaux des diverses catégories de sceaux.

Les sceaux des comtes de Périgord, de la dynastie des Talleyrands, présentent deux types : le type équestre, et les armoiries aux trois lions. Hélie V, Hélie VI, Archambaud III, Roger-Bernard et Archambaud V, ont des sceaux équestres; le comte est figuré revêtu d'un haubert et d'une cotte flottante, coiffé d'un casque, l’épée haute, et tenant un bouclier à ses armes ; la housse du cheval est également armoriée sur les sceaux de Roger-Bernard et d'Archambaud V. Les sceaux au type armorial représentent les trois lions, accompagnés quelquefois d'une brisure ou d'une écartelure : celui d'Hélie Talleyrand porte un lambel de trois pendants ; celui du même Hélie, devenu comte sous le nom d'Hélie III, est écartelé d'une fleur de lis ; un sceau d'Archambaud IV est parti à un lion et à trois barres.

Le sceau du fameux Dunois, qui fut comte de Périgord de 1430 à 1439, est aux armes d'Orléans, brisées de la barre de bâtardise.

Les sceaux des comtes de la maison d'Albret présentent le type équestre et le type armorial.

Je n'ai rencontré aucun sceau des comtes de la maison de Penthièvre-Bretagne. Quant à ceux des rois de Navarre de la maison de Bourbon, ils sont très nombreux, mais aucun de ceux que j'ai examinés ne mentionne le titre de comte de Périgord et ne peut être regardé comme représentant les droits que ces princes possédaient sur le comté.

Les villes ou communes du Périgord dont les sceaux nous ont été conservés ou qui du moins, d'après les documents historiques, ont joui du droit de sceau, sont au nombre de huit, savoir : Belvès, Bergerac, Clérans, Domme, Eymet, Périgueux, Sarlat et Villefranche-de-Longchapt.

Les sceaux de Belvès et d'Eymet représentent un château fort. Celui de Clérans n'est pas parvenu jusqu'à nous. Celui de Domme a un dessin spécial dont la signification n'est pas parfaitement expliquée. Celui de Villefranche contient trois léopards, par suite probablement de la domination anglaise.

Bergerac à eu un assez grand nombre de sceaux, qui tous portent le dragon, armoirie de la ville, dans un écusson parti primitivement des armes des seigneurs et plus tard des armés de France.

Je me réfère à la Sigillographie pour la discussion des divers sceaux de Périgueux; je-me bornerai à rappeler qu'ils présentent plusieurs types : l'aigle, le sergent d'armes, l'enceinte de ville fortifiée, l'effigie de Saint-Front, la porte de ville sans enceinte.

Sarlat fait d'abord graver sur son sceau la représentation de ses consuls; au commencement du xine siècle, un autre sceau porte une fleur de lis ; au xve siècle, elle adopte un écusson qui figure, sous un chef aux armes de France, une S, initiale du nom de la ville ; cette lettre se transforme ultérieurement en une salamandre.

Les sceaux des sénéchaussées émanent de l'autorité royale et présentent, en conséquence, un écu fleurdelisé. Il en est de même des juridictions royales, telles que le bailliage de Domme. Le pariage de Saint-Front, indivis entre le Roi et le Chapitre, porte un écusson parti de France et de trois crosses mises en pal, ou de l'effigie de Saint-Front. Les sceaux des juridictions des comtes de Périgord sont aux armes des dynasties comtales. Quant aux juridictions seigneuriales (Belisle, Besse, Eymet), elles sont aux armes des seigneurs justiciers. Les sceaux personnels des seigneurs représentent trois types principaux :

1° Le type équestre, que nous n'avons rencontré que pour Gailhard Ier de Beynac (1238), Hélie Ier et Hélie II Rudel, seigneurs de Bergerac (1224 et 1254) et Hélie de Saint-Astier (1302) ;

Un écusson penché, surmonté d'un heaume cimé d'ornements divers, parmi lesquels figurent fréquemment des têtes d'animaux, et orné d'élégants lambrequins ; cette disposition de l'écu se prolonge jusqu'au xve siècle ;

Un écusson droit, qui, aux xiiie et xive siècles, est souvent inscrit dans une arcature gothique à trois, quatre, six, huit lobes au plus, dont les intervalles sont ornés de fleurons, et qui fournissent de charmants motifs d'ornementation, dont le sceau de Pierre de La Tour-Blanche offre un spécimen remarquable. Aux xve xvieet xviie siècles, l'arcature moyen âge disparaît pour faire place à de simples supports, héraldiques ; en outre, le sceau n'est plus en réalité qu'un cachet, dont l'empreinte est plaquée sur l'acte au lieu d'y être appendue sur un morceau de cire séparé ; au xviiie siècle, l'écusson aux armes est posé sur un cartouche agrémenté de guirlandes et d'autres ornements marqués au coin du style Louis XV. L'exécution de ces cachets modernes est souvent d un fini remarquable ; mais ils sont loin d'offrir la variété de dessins et d'emblèmes qui donnent un véritable intérêt artistique à ceux des siècles précédents.

Les sceaux des premiers évêques de Périgueux représentent un évêque crosse, mitre et bénissant. Ceux d'Hélie de Pelet et de Raymond d'Auberoche font allusion, dans le contre-sceau, au martyre de saint Etienne, patron de la cathédrale primitive du diocèse ; l'un et l'autre ont pour légende des paroles empruntées au récit de la lapidation. Sur celui d'Hélie de Pelet, on lit : ECCE VIDEO CŒLOS APERTOS (Actes des apôtres, chapitre iv, verset 55) ; sur celui de Raymond d'Auberoche : DOMINE, NE STATVAS [ILLIS HOC PECCATVM] (Ibid., verset 59). A partir de Raymond de Durfort, l'écusson personnel de l'évêque apparaît ; relégué d'abord au rang d'un ornement secondaire, il devient bientôt la pièce principale du sceau, qui représente alors d'une manière uniforme un écu aux armes de l'évêque, timbré d'une couronne, laquelle est accompagnée de la mitre et de la crosse et surmontée du cha­peau épiscopal. Les sceaux des évêques de Sarlat appartiennent à ce dernier type.

L'officialité de Périgueux a pour emblème un agneau nimbé, qui passe devant une croix, portant une bannière ; à partir du xve siècle, l'écusson aux armes de l'évêque est gravé au-dessous de l'agneau ; au xvir5 siècle, l'écusson reste seul. Les sceaux de l'officialité de Sarlat paraissent avoir eu des dessins variés : celui de l'épiscopat de Nicolas Sevin porte un crucifix avec cette légende : PONE ME VT SIGNACVLVM; celai de l'épiscopat de Denis-Alexandre Le Blanc est aux armes de l'évêque.

Les sceaux des Chapitres de Saint-Etienne et de Saint-Front portent chacun l'effigie de leur patron ; à partir du moment où les deux Chapitres sont réunis, les deux Saints sont figurés sur le sceau, l'un en costume pontifical, l'autre tenant à la main une pierre, symbole de la lapidation. Le sceau du Chapitre de Sarlat présente également l'effigie du patron de la cathédrale, saint Sacerdos. Celui du Chapitre de Saint-Astier est parti aux armes du seigneur et du Chapitre ; celui de Notre-Dame-de-Capdrot porte une image de la Vierge.

C'est ici le lieu de faire remarquer que le Chapitre de Périgueux paraît avoir eu, comme seigneur temporel, un sceau particulier, différent de celui dont il se servait dans l'exercice de ses fonctions ecclésiastiques; ce sceau était, à l'imitation des monnaies périgourdines, gravé au type des cinq annelets.

Les sceaux des abbés et abbesses, ainsi que ceux des abbayes elles-mêmes, représentent presque tous un moine tenant un bâton pastoral ou une crosse de la main droite, un livre de la main gauche, et placé fréquemment sous une niche d'architecture gothique. On y voit également, soit sur la face principale, soit sur le contre-sceau, des clefs (Brantôme, Tourtoirac), un Agnus Dei (Sarlat, Saint-Amand), l'effigie de la Vierge (Ligueux), ou des emblèmes particuliers, tels que le roc d'échiquier, qui constitue les armes parlantes d'Hugues La Roche, abbé de Terrasson.

Il suffira de ce résumé pour montrer qu'au point de vue sigillographique, le Périgord présente un réel intérêt. En examinant ces fragiles et curieux monuments du passé, je voyais tour à tour apparaître, avec leur costume, leur blason ou les attributs de leur autorité temporelle ou spirituelle, les comtes, les familles féodales, les sénéchaux, les consuls des villes, les évêques, les abbés, les juridictions civiles ou ecclésiastiques. Les sceaux dont ils se sont servis pour établir l'authenticité de leurs actes est un élément, secondaire sans doute, utile pourtant, de leur histoire, et par conséquent de l'histoire du Périgord. C'est dans le but d'apporter ma part de matériaux à ce grand travail, que j'ai entrepris les recherches dont j'offre les derniers résultats au public.

 

 

PREMIÈRE PARTIE.

 

 

 

 

 

 

 

 

sceaux laïques.

 

A.     COMTES DE PÉRIGORD[3].

 

(DYNASTIE DES TALLEYRANDS.)

 

 

N° 470 [4]                                                                     HÉLIE V. [5]

 

1204.

Fragment d'un sceau en cire jaune, appendu à une charte par laquelle le comte de Périgord rend hommage au roi de France Philippe II (mai 1204).

Légende détruite.

Dessin. — Un cavalier casqué, tourné vers la droite, l'épée haute, et portant un bouclier.

(Archives nationales, J. 292, 2.) — Ce sceau, dont il ne subsiste qu'une faible partie et dont l'empreinte est très effacée, n'a pas été décrit dans l'inventaire Douët d'Arcq.

N° 471                                                            ARCHAMBAUD IV. [6]

 

1334.

 

Sceau rond, de 30 mm, cire rouge, appendu à un arrentement en faveur de Pierre Roussel, curé de l'église de Saint-Amand-de-Villadeix, Elie et Pierre, ses frères, de divers tènements, rentes payables à la Saint-Michel, à la mesure de Vernh.

Légende illisible.

Dessin. — Ecu aux trois lions, accompagné de rinceaux.

Contre-sceau.

Rond de 18 mm.

Légende. — CONTRASIGILLVM.

Dessin. — Un lion.

(Archives départementales de la Dordogne, fonds de Mourcin.)

 

 

D. -VILLES.

 

 

N° 472                                                            PÉRIGUEUX.

1426.

Sceau rond, de 21 mm, cire brune, appendu sur cordelette à une assense faite par Guillerme de Barnabe, veuve héritière d'Arnaud de Castanet, à Jean Chaumard, d'une maison en la carrière de Verdun, sous le devoir de deux sols de rente.

Légende. — ....ATVS ....RAG.

 (Consulatus Petragorensis.)

Dessin. — Une tour crénelée accostée, à dextre et à sénestre, d'une fleur de lis. (Archives départementales de la Dordogne, fonds de Mourcin.)

Observations. — Ce sceau devait être le petit sceau de la ville. Il résulte, en effet, des renseignements découverts par M. Michel Hardy dans les archives municipales, qu'au xive siècle (et il en était probablement de même au xve) la ville avait deux sceaux : « Item li hertier de maytre Breguiran avian iiij letras que eran seyladas, las ij dal gran sel de la viela, e las autras ij dal petit sel, lasquals contenian entre tôt que la viela devia al dich maytre B., quant vivia, li lbr …..»

(Registres des comptables, 1334-1335. — CC. 53, 19, v°.)   .

M. Hardy a eu l'obligeance de me communiquer une autre mention qui constate la confection, vers la même époque, d'un sceau et d'un contre-sceau : « Item, baylem al maytre de Lemotges qui reffetz lo sayel el contra sayel, e las mercas am que om mercana las aunas en cobdes, lendema de sen Gregori  …. xl. s. tor. »

(Registres des comptables, 1331-1332. — CC. 51, 4, v°.)

N° 473                                                            PÉRIGUEUX.

1438-1487.

Sceau rond, de 45mm, empreinte en papier sur cire brune, plaqué sur le registre des comptes de l'hôtel-de-ville de Périgueux pendant l'année administrative 1434-1435, au bas du procès-verbal d'approbation des dits comptes par les consuls en exercice en 1438, Bernard Britonis, Guillaume Lambert, Bernard LaCosteet Hélie de La Roche, assistés de Johan Jaubert, clerc, et d'Hélie Symeonis, cordonnier (15 novembre 1438).

Légende. - S . CONSVLATVS VILLE ET CIVITATIS PETRAGORICEN.

(Sigillum consulatûs ville et civitatis Petragoricensis.)

Dessin. — Une porte de ville fortifiée accompagnée de deux tours et accostée, à dextre et à sénestrê, d'une fleur de lis ; bordure de filets.

(Archives municipales de Périgueux, CC. 78, 39, v°). — Il existe aux archives de la ville de Périgueux d'autres empreintes du même sceau, apposées à des procès-verbaux relatifs aux comptes des comptables de la ville (144.3, 1446) et à un acte d'affermage de l'émolument de la leyde. M. Michel Hardy, qui a bien voulu me fournir ces renseignements, y a joint une note intéressante dans laquelle il fait remarquer avec raison que le sceau dont il s'agit mérite une attention particulière : « On y retrouve, en effet, les caractères du sceau de 1240, et, par l'importance plus grande donnée au portail du milieu flanqué de deux tours, on peut prévoir ce que seront plus tard les armoiries de la ville définitivement établies sur le sceau de 1635. » M. Villepelet a eu également l'obligeance de me communiquer un exemplaire du même sceau, en cire brune, appendu, sur cordelette blanche; rose et bleu, à un acte d'acensement fait par les maire et consuls de Périgueux à Pierre Itier, laboureur, de deux deneyrates de terre (desertum) situées à Puyarit (in Podio Arre), paroisse de Saint-Pierre-ès-Liens, en date du 16 novembre 1454. (Archives départementales de la Dordogne, fonds de Mourcin.)

Voir figure 1.

 

 

N° 474                                                            PÉRIGUEUX.

1506.

Sceau rond, de 23 mm, empreinte sur papier, appendu sur queue de parchemin à un acte d'affermage de l'émolument de la leyde.

Légende illisible.

Dessin. — Une tour à deux ouvertures, surmontée de trois créneaux et accompagnée de deux fleurs de lis, Tune à dextre, l'autre à sénestre.

(Archives municipales de Périgueux.) — Communiqué par M. Michel Hardy.

Voir figure 2.

 

 

N° 475                                                            PÉRIGUEUX.

1635-1672.

Sceau rond, de 24mm, empreinte sur papier, appendu :

1° A des provisions de l'office de notaire accordées par le maire et les consuls de Périgueux à Me Joseph Pommier, en date du 12 décembre 1640 ;

A des provisions de l'office de sergent ordinaire accordées par le maire et les consuls de Périgueux à Me François Crède, en date du 15 mars 1672.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson à une porte de ville placée entre deux tours crénelées, surmontées d'un toit se terminant en pointe ; une fleur de lis entre les deux tours, avec la date 1635 ; un fleuron au-dessus de l’écu ; bordure de grènetis.

(Archives municipales de Périgueux.) — Communiqué par M. Michel Hardy.

Voir figure 3.

 

N° 476                                                            PÉRIGUEUX.

1789.

Cachet ovale, de 26mm sur 24, cire rouge, plaqué sur un passeport délivré parles maire et consuls de Périgueux, le 8 septembre 1789, à M. Antoine Dufraysse, conseiller au présidial.

Légende. — Autour de l'écusson : FORTITUDO. MEA. CIVIUM. FIDES.

En:bordure : DE. LA. VILLE. DE. PERIGUEUX.

Dessin. — Ecusson ovale à une porte de ville crénelée, accostée de deux tours et surmontée d'une fleur de lis, entouré d'une branche de chêne et d'une palme; couronne de comte ; bordure de grènetis.

 

(Archives municipales de Périgueux.) — Communiqué par M. Michel Hardy.

 

Voir figure 4.

 

 

N° 477                                                            SARLAT.

1285. [7]

Faible fragment d'un sceau en cire blanche, appendu, sur lacs de soie rouge, à une transaction passée entre Bernard, abbé, et les consuls de Sarlat, par la médiation de Raymond d'Auberoche, évêque de Périgueux, pour déterminer les droits respectif de la ville et de l'abbaye, en date du mercredi après.l'octave de la Purification, 1285

 

Légende détruite.

Dessin. — Il ne subsiste que la partie inférieure du sceau, sur laquelle on distingu le bas du corps de trois personnages vêtus du paludamentum.

 

Contre-sceau.

 

Légende détruite.

 

Dessin. — Une fleur de lis.

 

(Bibliothèque de la ville de Périgueux, fonds Lapeyre.)

 

Observations. — J'avais reproduit (Sigillographie du Périgord, p. 297) la description, d'après une note conservée dans le fonds Lespine, d'un sceau de la ville de Sarlat représentant trois personnages (les consuls de la ville) togati ac paludati, surmontés d'une main bénissante sortant des nuages. Le sceau découvert à la Bibliothèque municipale de Périgueux par M. Michel Hardy vient confirmer la description dont il s'agit et qui est d'autant plus intéressante que l'exemplaire retrouvé est malheureusement incomplet. On remarquera que la fleur de lis du sceau de 1223 a été maintenue sur le contre-sceau, mais que la face principale représente les consuls de Sarlat et indique ainsi les progrès de l'esprit municipal.

Les sceaux de l'évêque de Périgueux et de l'abbé de Sarlat sont également appendus à la charte de 1285. Le sceau de la ville est placé à droite.

 

E. - SÉNÉCHAUX

ET

SÉNÉCHAUSSÉES.

 

 

 

N° 478                                                            JEAN DE CHAMBRELHAC,

 

SEIGNEUR DE SAUZET, SÉNÉCHAL DE PÉRIGORD [8].

 

1401-1405.

Sceau rond, de 25 mm environ, appendu sur queue de parchemin à une quittance donnée par Jean de Chambrilhac, conseiller et chambellan du roi, en date du 23 mars 1401. —Autre exemplaire appendu à une quittance du 16 mars 1405 [9].

Légende. — SCEL. JEHAN . DE . CHAMBRILHAC.

Dessin. — Ecu penché, écartelé, aux 1 et 4 à un lion, aux 2 et 3 à quatre fasces et une bande brochant, timbré d'un heaume surmonté d'une tête de cigogne ; rinceaux dans le champ.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. XXVIII.)

N°479                                        GAULTIER DES CARS,

SEIGNEUR DE LA COUSSIÈRE ET DE VARAIGNE, SÉNÉCHAL DE PÉRIGORD [10].

1510.

Sceau rond, de 33 mm, empreinte sur papier, appendu sur queue de parchemin à une quittance donnée par Gaultier des Cars, seigneur de la Vaulguyon, de Varaigne, de la Coussière, baron de Saint-Germain, conseiller et chambellan du roi, en date du 27 juin 1510.

Légende illisible.

Dessin. — Ecu droit aux armes (de gueules, à un pal de vair), surmonté d'une banderole.

(Bibliothèque nationale, Mss. Pièces originales, Escars.)

 

 

N° 480                                            JACQUES ANDRÉ,

SÉNÉCHAL DE PÉRIGORD[11].

1558.

Cachet rond, empreinte sur papier, plaqué sur une lettre à Antoine de Noailles (25 septembre 1558).

Pas de légende.                                        

Dessin. — Ecusson sur lequel on ne distingue plus qu'un sautoir ou croix de Saint-André.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 6911, 258.)

481                                                SÉNÉCHAUSSÉE DE BERGERAC.

1501.

Sceau rond, de 27 mm, empreinte sur papier plaqué sur un acte daté du jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste et émanant de la sénéchaussée de Périgord, séant à Bergerac (sedis Brageriaci).

 

Légende effacée.

 

Dessin. — Ecu droit à trois fleurs de lis.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22422, titres de l'abbaye de Saint-Amand-de-Coly.)

N° 482                                    SÉNÉCHAUSSÉE DE PÉRIGUEUX.

1786.

Sceau ovale, 31 mm sur 25, cire rouge, plaqué sur une attestation délivrée par Jean-François Fournier, seigneur de Lacharmie, conseiller du roi, lieutenant-général de la sénéchaussée et siège présidial de Périgueux, pour la légalisation de la signature de Me Dubouché, commis au greffe du même siège, mise au bas d'un extrait des registres des actes de baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Silain de Périgueux, le dit extrait donnant l'acte de baptême d'Yrieix-George-Vincent Merlhie de Lagrange (l'attestation est datée du 7 octobre 1786).

Légende. — SENECHAUSSEE DE PERIGUEUX.

 

Dessin. — Ecu ovale aux armes de France, surmonté de la [couronne royale et entouré des colliers de Saint-Michel et du Saint-Esprit ; bordure de grènetis.

 

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

 

N° 483                               SÉNÉCHAUSSÉE DE SARLAT. [12]

1562.

Sceau rond, de 29mm, empreinte sur papier, appendue à un compulsoire obtenu du sénéchal de Périgord par Alain de Ferrières, abbé de Saint-Amand-de-Coly, pour contraindre les tenanciers du temporel de son abbaye à lui payer les cens, rentes et autres devoirs féodaux, en date, à Sarlat, du n mars 1562 [13].

 

Légende. — SGLLVM SARLATI.

 

(Sigillum ... Sarlati.)

Dessin. — Ecu droit à trois fleurs de lis dans un cercle de grènetis.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds latin, t. 17106.)

F. - COURS, JURIDICTIONS, etc.

 

 

N° 484                                AUBEROCHE (JUSTICE D') (?)

xviie siècle (?).

Sceau ovale, 22mm sur 20.

Légende. — D DAUBEROCHE.

Dessin. ~ Effigie de, la Justice, debout, tenant de la main droite le glaive et de la gauche les balances, sur champ d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis. Un petit fleuron en forme de fleur de lis en haut et au bas de la bordure qui porte la légende.

(Appartient à M. Paulin de Menou.)

Observations. — M. Alfred de Froidefond, qui a bien voulu me communiquer l'empreinte ci-dessus décrite, pense que ce sceau était celui de la justice de la châtellenie d'Auberoche, de laquelle dépendaient les paroisses d'Ajat, Antonne, le Change, Cubjac, Eyliacf Fossemagne, Limeyrac, Millac, Montaghac, Saint-Crépin, Saint-Pierre-de-Chignac et Sarliac. La conjecture de M. de Froidefond me paraît fondée, bien qu'elle ne soit qu'imparfaitement confirmée par la légende, dont le sens est obscur et la forme singulière. Il est à noter, en effet, .que la lettre D se trouve seule sur un des côtés du cachet, tandis que le mot DAUBEROCHE occupe l'autre côté. Cette circonstance me porterait à croire que le sceau, tel qu'il'existait d'abord, a été remanié postérieurement. Il n'est pas impossible non plus que ce cachet présente une sorte de rébus complétant la légende : Justice (ce mot représenté par l'effigie placée au centre de l'écusson) d'Auberoche (en lettres); le graveur aurait, par inadvertance, répété le D en tête du mot Auberoche.

 

Voir figure 5.

N° 485                                PÉRIGUEUX (ÉLECTION DE).

xviie siècle.

Sceau ovale, de 28mm sur 24.

Légende. — . ELECTION DE . PERIGUEUX.

Dessin. — Ecusson ovale aux armes de France, sommé de la couronne royale et entouré du collier des ordres.

(Ce sceau, qui appartient à M. Deschamps, maire de Razac, m'a été communiqué par M. Alfred de Froidefond.)

G. - OFFICES.

 

N° 486                  CAMPNHAC (PIERRE DE),

CHEVALIER, GARDIEN ET CAPITAINE DE LA CITÉ DE PÉRIGUEUX.

1356.

 

Sceau rond, de 21mm, cire rouge, appendu à une quittance de gages fournis au maître de la monnaie de Saint-Pourçain (3 janvier 1356).

Légende. — ST PIERRE DE CAMPNHAC.

Dessin. — Ecu penché à une bande, timbré d'un heaume cimé d'une tête d'âne garnie d'un licou, supporté par deux lions.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. XXIV.)

 

 

N° 487                                                            JEAN DE L'ORATOIRE[14]

LIEUTENANT DU SÉNÉCHAL DE PÉRIGORD.

l303.

Fragment de sceau rond, cire noire, appendu, sur queue de parchemin, à un vidimus des lettres de Philippe-le-Bel, obligeant les habitants de Périgueux possesseurs de fief à payer les tailles ordonnées par les maire et consuls.

Légende.    RAT ....

(.... [de] Oratorio ....)

Dessin. — Ecusson de     à un chef de .... chargé de trois mouchetures d'hermine.

(Archives municipales de Périgueux.) — Communiqué par M. Michel Hardy, archiviste de la ville de Périgueux.

H. - SEIGNEURS.

 

 

N° 488                                             AIS (RAYMOND),

DAMOISEAU.

1296.

Sceau rond, de 27 mm, cire verte, appendu, sur cordelette de fil blanc, à un acte de venté par Raymond Doucars à Hélie de Neuville (de Novavillâ), de Bruzac, d'une pièce de terre et de dix deniers de rente, en présence de Raymond Ais, damoiseau, qui donne quittance des droits seigneuriaux, en date du 3 des calendes de janvier 1296.

Légende. — S. R. AIST. DON….

(Sigillum Raymundi Aist, donzelli.)

Dessin. — Ecu droit à quatre pals.

(Communiqué par M. Alfred de Froidefond) Voir figure 6.

 

 

N°489                                AYDIE (BLAISE, COMTE D')[15]

1710.

 

Cachet ovale, de 25mm environ, cire rouge, plaqué sur un brevet par lequel le comte d'Aydie confère à Me Jean Bouc la charge de notaire de sa terre et châtellenie de Montagrier et juridiction de Brassac, en date, au château des Bernardières, du 10 février 1710.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale écartelé : aux premier et quatrième quartiers, contr'écartelé aux 1 et 4 d'or au lion de gueules et aux 2 et 3 de gueules au léopard lionne d'or, qui est d'Armagnac ; aux deuxième et troisième quartiers, de gueules à quatre otelles d'argent en sautoir, qui est de Comminges ; sur le tout, de gueules à quatre lapins courants d'argent l'un sur l'autre, qui est d'Aydie; couronne de comte; supports, deux lions.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

 

N° 490                                   BAILHOT DE LADOURNAT

(N. DU REPAIRE, FEMME DE N. DE).

1748.

Fragment de cachet ovale, plaqué sur une lettre du 8 août 1748. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson d'azur, au chevron d'argent chargé de cinq charbons de sable allumés de gueules, et accompagné en chef de deux étoiles d'or. Couronne de comte ; supports, deux lions.

(Communiqué par M. Alexandre de Bosredon.)

 

 

N°491                                     BAILLOT, ÉCUYER, SIEUR DE LABORIE

(MARGUERITE DE MALET, FEMME DE PIERRE DE).

1737

Cachet ovale, de 11mm sur 10, plaqué sur un testament du 24 avril 1737.

Pas de légende.

 

Dessin. — Ecusson à un chevron, accompagné de trois alérions, deux en chef et un en pointe, timbré d'un casque taré de front.

 

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

 

N° 492                                    BEAUFORT (NICOLAS DE),

SEIGNEUR DE LIMEUIL[16].

1374.

Fragment de sceau ovale, de 30 à 35mm sur 20 environ, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance du 6 septembre 1374.

Légende ?

Dessin. — Un homme d'armes coiffé d'un casque cimé d'une tête d'aigle, tenant une lance de la main droite et portant au bras gauche un bouclier écartelé de Beaufort (d'argent, à la bande d'azur accompagnée de six roses de gueules rangées en orle) et de Galard (d'or, à une croix de sable cantonnée de quatre corneilles du même), accosté, dans la partie inférieure du sceau, de deux lions; champ formé de rinceaux.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Pièces originales, Beaufort.)

 

 

N° 493                                                            LE MÊME.

1390.

Sceau rond de 60 mm, appendu à des actes de la cour d'Herment.

Légende. — S. NIC. DE. BELLOFORTI . DOMINI. DE LIMOLIO. ET. DE. HERMENCO.

(Sigillum Nicolat de Belloforti, domini de Limolio et de Hermenco.)

Dessin. — Ecu droit écartelé de Beaufort et de Galard, dans un quadrilobe gothique ; rinceaux dans le champ ; bordure de filets.

Contre-sceau.

Rond, de 28mm.

Légende. — CONTRA. SIGILLVM. CVRIE. HERMENCI.

Dessin. — Ecu droit écartelé aux mêmes armes, accosté de rinceaux; bordure de filets.

(Tardieu, Histoire de la ville, du pays et de la baronnie d'Herment en Auvergne. Clermont-Ferrand, 1866, page 44 et planche des sceaux.)

N° 494                                    BEAUFORT (PIERRE, COMTE DE),

VICOMTE DE TURENNE, SEIGNEUR DE LIMEUIL .[17]

1443.

Sceau rond, de 56mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance donnée par Pierre, comte de Beaufort, vicomte de Turenne, seigneur de Limeuil, en date du 2 octobre 1443.

Légende. — S. PIERRE. COTE. DE. BEAVFORT. ET. VICOMTE. DE. TURENNE. (Scel Pierre comte de Beaufort et vicomte de Turenne.)

Dessin. — Ecu penché, écartelé de Beaufort et de Turenne[18], timbré d'un heaume surmonté d'une couronne à fleurons et cimé d'une tête de licorne ; champ orné de rinceaux.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Pièces originales, Beaufort.)

 

 

N° 495                            BEAUPOIL DE SAINTE-AULAIRE

(ANNE DE LA ROCHE-AYMON, VEUVE DE BON-FRANÇOIS DE). [19]

 

Après 1687.

Cachet rond, de 18mm, cire noire. Pas de légende.

Dessin. — Deux écussons, celui de dextre aux armes de Beaupoil (de gueules, à trois couples de chiens d'argent mis en pal et posés 2 et 1, les lesses d'azur tournées en fasce), celui de sénestre aux armes de La Roche-Aymon (de sable, semé de trèfles d'or, au lion du même, lampassé et armé de gueules, brochant sur le tout) ; les deux écussons entourés d'une cordelière de veuve et timbrés d'une couronne de marquis.

 

(Communiqué par M. le marquis de Fayolle.)

N° 490                                    BEAUPOIL DE SAINTE-AULAIRE (CATHERINE

DE BAILHOT DE LADOURNAT, FEMME DE JEAN-BAPTISTE) [20]

1753.

Cachet ovale, de 22 mm sur 19, plaqué sur une lettre du 23 juin 1753.

Pas de légende.

Dessin. —• Deux écussons accolés, celui de dextre aux armes de Beaupoil de Sainte-Aulaire, celui de sénestre aux armes de Bailhot (d'azur, au chevron d'argent chargé de cinq charbons de sable allumés de gueules, et accompagné en chef de deux étoiles d'or). Couronne de marquis.

(Communiqué par M. Alexandre de Bosredon.)

 

 

N° 497                        BELCASTEL (FRANÇOISE DE GUISCARD DE CAVAGNAC,

VEUVE DE JEAN-CHARLES DE) [21]

1680.

Cachet rond, de 12mm, apposé sur un testament du 17 décembre 1680. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson parti : au 1, coupé d'azur, à la tour donjonnée de trois pièces d'argent, ajourée et maçonnée de sable, et d'azur, à l'épée d'argent en bande, la pointe basse, qui est de Belcastel ; au 2, coupé de gueules, à deux chiens courants d'argent, l'un sur l'autre, et d'or, au cor enguiché de gueules, qui est de Guiscard. Casque taré de face, orné de lambrequins.

(Archives de Gérard.)

 

 

N° 498                                    BERNARD (JEAN-LOUIS DU),

MARQUIS DE MONTMÈGE, SEIGNEUR DE PÉLEVESY.

XVIIIe SIÈCLE.

Cachet ovale, de 23 mm sur 19. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale, d'azur à trois épées rangées d'argent, garnies d'or, la pointe en bas, timbré d'une couronne de marquis et posé sur un cartouche entouré de guirlandes de fleurs. Bordure en cordonnet.

(Communiqué par M. le marquis de Montmège.)

 

 

N° 499                                                            LE MÊME.

XVIIIe SIÈCLE.

Cachet ovale, de 22mm sur 20. Pas de légende.

Dessin. — Sur un cartouche, deux écussons, celui de dextre aux mêmes armes que le numéro précédent, celui de sénestre d'azur, au bœuf passant d'argent ; couronne de marquis.

(Communiqué par M. le marquis de Montmège.)

N° 500                         BERTIN (HENRI-LÉONARD-JEAN-BAPTISTE),

SEIGNEUR DE BOURDEILLE [22].

1768.

Cachet ovale, de 24mm sur 20, cire noire, plaqué sur une lettre de Bertin à Perronet, inspecteur-général des ponts-et-chaussées (24 juillet 1768).

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale, écartelé : au 1, d'azur, à l'épée haute d'argent garnie d'or ; aux 2 et 3, d'argent, à une terrasse de sinople accompagnée de trois roses de gueules plantées sur la terrasse, feuillées et tigées de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or ; au 4, d'azur au lion d'or. L'écu timbré d'une couronne ducale et entouré du collier de l'ordre.

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

 

N° 501                                                            BORN (BERTRAND II DE),

SEIGNEUR D'HAUTEFORT[23].

1248.

Sceau rond, de 33 mm, appendu à un acte daté du 2 des ides de juin 1248.

Légende.   ORTIS.

(        Altofortis.)

Dessin. — Ecu droit à trois forces (d'or, à trois forces de sable, qui est d'Hautefort).

Contre-sceau.

Rond, de 23mm.

Légende. — SECRETVM.

Dessin. — Un lévrier rampant (d'azur, à un chien lévrier d'argent qui est de Born) [24].

(D'après un dessin conservé à la Bibliothèque nationale, Mss., fonds français, t. 22421, F 200, et pris sur l'original au trésor du château d'Hautefort.)

 

 

502                                                BORN (BERTRAND III DE),

SEIGNEUR D'HAUTEFORT[25].

1313.

Sceau rond, de 60 mm, appendu à un acte daté du 17 des calendes de juillet 1313. Légende ?

Dessin. — Ecu droit écartelé, aux 1 et 4 à une force, aux 2 et 3 à un lévrier rampant.

 

(D'après un dessin conservé à la Bibliothèque nationale, loc. cit.)

 

N° 503                                  BORN (BERTRAND IV DE),

SEIGNEUR D'HAUTEFORT ET DE THENON[26].

1333-1346.

Sceau rond, de 37mm. Légende ?

Dessin. — Ecu droit écartelé, aux 1 et 4 à trois forces, aux 2 et 4 à un lévrier rampant; l'écu surmonté d'un lévrier passant.

 

(D'après un dessin conservé à la Bibliothèque nationale, loc. cit.)

 

 

504                                                            LE MÊME.

1355.

Fragment de sceau rond, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à des quittances données par Bertrand de Born, « seigneur d'Auttefort et de Tenon », en date des 13 juin et 16 août 1355.

Légende. — ... BERTR....DE BORN.

([Scel] Bertrand de Born.)

Dessin. —- Ecu penché, écartelé, aux 1 et 4 à un lévrier passant, aux 2 et 3 à trois forces, timbré d'un heaume à tête de lévrier ; fond rayé sans ornements.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXLI.)

 

 

N° 505                                                            LE MÊME.

1370-1371.

Sceau rond, de 25mni, cire rouge, appendu, sur queue de parchemin, à des quittances en date du 20 juillet 1370 et du 26 août 1371.

Légende. - S BT DE BORN S.... AVTAFOR. (Scel Bertrand de Born, seigneur d'Hautefort.)

 

Dessin. — Ecu penché, écartelé, aux 1 et 4 à trois forces posées 2 et 1, aux 3 et 4 à un lévrier, timbré d'un heaume surmonté d'une tète de lévrier ; le tout sur champ losange à petites quintefeuilles ; à droite et à gauche du heaume, un ornement semblable à un I.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXLI et CLXIX.)

 

 

N° 506                                                            LE MÊME.

 

1370-1372.

Sceau rond, de 25mm, cire rouge, appendu, sur queue de parchemin, à deux quittances en date des 13 novembre 1370 et 25 décembre 1372.

 

Légende. — S. BERTR …. E BORN.

 

(Scel Bertrand de Born.)

Dessin, — Ecu penché, écartelé, aux 1 et 4 à trois forces, aux 2 et 3 à un lévrier, timbré d'un heaume à tête de lévrier; fond uni, avec deux ornements en forme d'I.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXLI.)

N° 507                                                BOUCHIER (N. DE),

 

SEIGNEUR DE LA BATUT.

1761.

Très petit cachet ovale, plaqué sur un testament de François de Bouchier, seigneur de La Batut, en faveur de François de La Borie (1er avril 1761).

 

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale, à une barre accompagnée de deux besants ou tourteaux, l'un en chef et l'autre en pointe ; couronne de comte ; pas de supports.

 

(Archives de M. le baron Roger de La Batut.)

N° 508                                    BOURDEILLE (HÉLIE SIRE DE)[27]

1345.

Sceau rond, de 25mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance du 14 janvier 1345.

Légende. - S. HEL. DNI. D.......................................................... RDEL...

(Sigillum Helie, domini de Bourdelie.)

Dessin. — Ecu droit aux armes.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXLI.)

 

 

 

N° 509                                     BRUSAC (GAUTIER DE).

1436

Sceau rond, de 35 mm, empreinte en cire rouge, plaqué sur une quittance du 20 janvier 1436.

Légende. — ... GAUTIER       

Dessin. — Ecu penché à un lion, timbré d'un heaume cimé de deux panaches. Supports, deux sauvages.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22420.)

 

 

N° 510                                   BRUSAC (MONDOT DE)[28].

1439.

Sceau rond, de 23 mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance du 26 avril 1439.

Légende. — SCEL : MONDOT : DE : BRUSAC.

Dessin. — Ecu penché à un lion, timbré d'un heaume cimé d'un buste de femme.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22420.)

 

 

511                                        BRUSAC (PIERRE DE).

1444.

Sceau rond, de 36mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance du 13 novembre 1444.

Légende. — S' PIERRE : DE : BRUSAC.

Dessin. — Ecu penché à un lion, timbré d'un heaume cimé d'un buste de femme. Supports, deux sauvages.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22420.)

 

 

N° 512                                  (CAMPNIAC FRANÇOIS DE),

SEIGNEUR DE BRETANGE ET DE GRANGE-MARTY.

1769.

Cachet quadrangulaire à pans coupés, de 25mm environ sur 22, cire noire, apposé à un testament du 21 septembre 1769.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson d'argent, à trois ancres d'azur; couronne de comte ; supports, deux lions.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

 

N° 513                                  CARBONNIERES (JEAN DE),

SEIGNEUR DE LA CHAPELLE[29].

1557.

 

Cachet ovale, 20mm sur 17, empreinte sur papier, plaqué sur une quittance donnée par Jehan de Carbonnières, seigneur de La Chapelle, lieutenant de la compagnie de cinquante lances sous la charge et commandement de M. le connétable de Montmorency), en date du 2 novembre 1557.

 

Pas de légende.

Dessin. — Cartouche aux armes de Carbonnières. Bordure de grènetis. (Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXLVI.)

 

 

N°514                                     CAUMONT (BERTRAND, MARQUIS DE) [30]

1764.

 

Cachet ovale, de 20 mm sur 16, plaqué sur une lettre au comte de Béarn, en date du 1er décembre 1764.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes de Caumont, supporté par deux licornes et timbré d'une couronne ducale.

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

 

515                                    CAUMONT (ADÉLAIDE-LUCE-MADELEINE

DE GALARD DE BRASSAC, VEUVE DE BERTRAND DE) [31]

 

1774.

Cachet ovale, de 25mm sur 23, plaqué sur une lettre de Mme de Caumont à son père, en date du 4 mai 1774.

Pas de légende.

Dessin. — Deux écussons accolés, celui de dextre aux armes de Caumont (d'azur, à trois léopards d'or, l'un sur l'autre, lampassés, armés et couronnés de gueules), celui de sénestre aux armes de Galard (écartelé : aux i et 4, d'or, à trois corneilles de sable, becquées et membrées de gueules, qui est de Galard ; aux 2 et 3, d'or, à deux vaches passantes de gueules, accornées, accolées et clarinées d'azur, qui est de Béarn). Les deux écussons posés sur un cartouche timbré d'une couronne de marquis.

 

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

 

516                        CHABANS (PIERRE, SEIGNEUR DE) [32].

 

1562.

Sceau rond, de 21mm, empreinte sur papier, plaqué sur une quittance donnée par Pierre de Chabans, seigneur du dit lieu, enseigne dans la compagnie de trente lances sous la charge et commandement de M. de Sansac, en date du 28 juin 1562.

 

Pas de légende.

Dessin. — Ecu à un lion, à la bordure besantée [33] ; fleurons au-dessus de l'écu ; palmettes à droite et à gauche.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXLVIII.)

517                                    CHANCEL, SŒUR DE LAGRANGE

(FRANÇOISE DE LABROUSSE, VEUVE DE PIERRE-JEAN) [34].

1678.

Très petit cachet ovale, plaqué sur le testament de François de Labrousse (Périgueux, 15 septembre 1678).

Pas de légende.

Dessin. — Le cachet, qui formait évidemment le chaton d'une bague, représente des arbres plantés sur le bord d'une rivière; au-dessus, des nuages, au milieu desquels on aperçoit un personnage à genoux ; au bas, les lettres L. G. (probablement Lagrange-Chancel ou Labrousse-Chancel).

(Archives départementales de la Dordogne.)

518                                    CHANCEL (JOSEPH DE),

SEIGNEUR DE LAGRANGE[35]. 1734.

Cachet ovale, de 17mm sur 12, plaqué sur une lettre du 7 décembre 1734 et sur plusieurs autres.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson d'azur à trois cerfs passants d'argent, posé sur un cartouche ; couronne de marquis.

(Archives départementales, fonds Chevalier de Cablans.)

 

N° 519                                                    LE MÊME.

Vers 1734.

Cachet ovale, de 18 mm sur 12, plaqué sur deux billets non datés, écrits vers 1734.

Légende. — MALGRÉ L'ENVIE. Dessin. — L'Envie tenant un serpent.

 

 

520                                                    LE MÊME.

 

1735-1736.

 

Cachet ovale, de 11 mm sur 7, plaqué sur des lettres en date des 7 juillet 1735, 3 janvier et 6 février 1736.

Légende. — PAR SES RAYONS. Dessin. — Un arbuste planté dans un vase et éclairé par un soleil placé à sénestre. (Ibid.)

 

 

521                        CONSTANTIN (JEAN-BAPTISTE DE)[36].

XVIIIe SIÈCLE.

Cachet ovale, 21mm sur 18.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson style Louis XV, sur un cartouche du même style, surmonté d'une couronne de marquis et accosté de deux lions, celui de dextre passant, celui de sénestre en baroque. Armes : d'or, à l'aigle de sable, au chef d'azur chargé de trois croisettes d'argent.

(Communiqué par M. le comte de Constantin.)

 

 

N° 522                                    CUGNAC (BERNARD DE),

SEIGNEUR ET CAPITAINE DE SAINT-AVIT-LE-VIEIL [37].

1353.

Sceau rond, de 22mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance donnée à Toulouse le 15 janvier 1353.

Légende. …. NHAC.

(…. Cunhac.)

Dessin. — Ecu gironné (d'argent et de gueules) de dix pièces, timbré d'un mascaron grotesque, supporté par deux oiseaux, dans un quadrilobe.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. XXXVI.)

 

 

N° 523                                   LE MÊME.

1354.

Sceau rond, de 21mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance du 2 octobre 1354.

Légende. — ... BNAR... D. ...NHACO. (Sigillum Bernardi de Cunhaco.)

Dessin.— Ecu gironné de huit pièces, à une bordure, penché, timbré d'un heaume cimé d'un vol, sur champ réticulé.

(Bibliothèque nationale, ibid.)

 

 

N° 524                                                    LE MÊME.

1355.

 

Sceau rond, de 20mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance donnée à Condom le 2 septembre 1355.

 

Légende. — SCEL B DE CUNHAC.

(Scel Bernard de Cunhac.)

Dessin. — Ecu gironné de huit pièces, à une bordure, penché, timbré d'un heaume cimé d'un vol, sur champ festonné.

(Bibliothèque nationale, ibid.)

 

 

525                                                    LE MÊME.

1356.

Sceau rond, de 22mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance du 21 juin 1356.

Légende. — S BERNARD DE ...AH.ACO. (Sigillum Bernardi de Cunhac0.)

Dessin. — Ecu gironné de huit pièces, à une bordure, penché, timbré d'un heaume cimé d'un vol, sur champ réticulé.

(Bibliothèque nationale, ibid.)

 

 

526                                                    LE MÊME.

1369-1371.

 

Sceau rond, de 21mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance du 19 février 1369 et à une autre quittance en blanc du 27 mars 1371.

 

Légende. — S BER S DE CVNHAC.

(Scel Bernard, sire de Cunhac.)

Dessin. — Ecu gironné de huit pièces, à une bordure, penché, timbré d'un heaume cimé d'un vol, dans un ornement gothique à lobes nombreux.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLVI.)

 

 

N° 527                                                    LE MÊME.

1374.

Sceau rond, de 23mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance en blanc du 3 octobre 1374.

Légende. — S. BERNAT            UNHAC

(Scel Bernart de Cunhac.)

Dessin. — Ecu droit, gironné de huit pièces, au bâton en bande brochant sur le tout, à une bordure.

(Bibliothèque nationale, ibid.)

N° 528                               CUGNAC (ANTOINE Ier DE) [38].

1453.

Sceau rond, de 32 mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à un mandement donné par Antoine de Cugnac, conseiller et chambellan du roi (Charles VII), maître des eaux et forêts en Normandie et Picardie, en date du... 1453.

Légende détruite.

Dessin. — Ecu droit aux mêmes armes, accompagné de deux arbres, l'un à dextre et l'autre à sénestre, et en chef d'un poisson ; au-dessous, plusieurs étoiles.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLVI.)

 

 

529                                                    LE MÊME.

 

1454.

Sceau rond, de 32 mm, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à une quittance donnée par Antoine de Cugnac, maître enquêteur et réformateur des eaux et forêts ès pays de Normandie et Picardie, en date du 14 juillet 1454.

Légende. — S. ANTHOINE DE CUNHAC.

(Scel Anthoine de Cunhac.)

Dessin. — Ecu penché (armes indistinctes), surmonté d'un heaume à lambrequins ; orle de grènetis.

(Bibliothèque nationale, ibid.)

 

 

N° 530                                       CUGNAC (PIERRE DE),

SEIGNEUR DE NESLE ET DE BELLANCOURT[39].

1456-1461.

Sceau rond, de 42 mm environ, cire rouge, appendu sur queue de parchemin à deux quittances du 10 juin 1456 et du 4 juillet 1461.

Légende détruite.

Dessin. — Ecu droit aux armes (24mm), accosté de trois poissons (Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLVI.)

 

 

 

 

N° 531                                                   LE MÊME.

1456-1461.

Sceau rond, de 40 mm, appendu sur queue de parchemin à un mandement en date du 4 décembre 1456.

Légende. — S. AUX EAUX ET FORETS ES PAIS DE NORMANDIE ET PIC.

(Scel aux eaux et forêts ès pats de Normandie et Picardie.)

Dessin. — Ecu droit aux armes (15mm), accompagné d'un poisson en chef et d'un arbre à dextre et à sénestre.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLVI.)

Observations. — Ce sceau paraît identique à celui d'Antoine Ier de Cugnac (n° 528). — On en trouve plusieurs autres exemplaires dans le fonds Clairambault (tome CLVII), aux dates suivantes : 30 novembre 1456, 2 mars et 6 mai 1460, 18 juin 1461. Ce dernier présente une particularité curieuse : un petit cordonnet de paille grossièrement tressée a été introduit dans l'empreinte pour combler le vide entre le dessin formant le centre du sceau et la bordure orbiculaire contenant la légende.

 

 

N° 532                                        CUGNAC (LOUIS DE),

SEIGNEUR DE DAMPIERRE[40].

1563-1567.

Sceau ovale, de 20mm sur 17, empreinte sur papier, appendu aune quittance donnée par Louis de Cugnac, seigneur de Dampierre, porteur de guidon de la compagnie de soixante lances des ordonnances du roi sous la charge et conduite de M. de Chastillon, chevalier de Tordre et amiral de France, en date du 25 juin 1563.

Pas de légende

Dessin. — Ecu droit aux armes, accosté de trois fleurons.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLVI.) — Un autre exemplaire est appendu à une quittance du 2 juin 1567.

 

 

N° 533                                CUGNAC (FRANÇOIS II DE) [41]

1574-1578.

Sceau ovale, de 22mm sur 17, empreinte sur papier, plaqué sur deux quittances des 19 avril 1574 et 26 août 1575, données par François dé Cugnac, guidon de la compagnie de M. le duc de Guise.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu droit aux armes, entouré de rinceaux.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLVI.) -r- Le même sceau est plaqué sur deux autres quittances du dernier février 1576 et du 12 mai 1578 (Ibid., t. CXXVI.)

 

 

N° 534                                        DELANES (CHARLES),

MARQUIS DE LA ROCHE-CHALAIS. 1645.

Cachet rond, de 24 mm, empreinte sur papier, apposé sur un acte par lequel Charles Delanes, seigneur marquis de La Roche, baron de Cubzaguet, le Bouilh, le Chastel-lard et autres places, nomme Me Pierre François en qualité de juge du dit marquisat (1er novembre 1645).

Légende nulle ou effacée.

Dessin. — Ecu droit fascé de six pièces, sans cimier ni ornements. Bordure de filets.

(Communiqué par M. le baron Aymar de Saint-Saud.)

 

 

N° 535                                  ESPAIGNE (ALPHONSE D'),

SEIGNEUR DE LIMEUIL, LIEUTENANT DU ROI EN AQUITAINE[42].

1326.

Fragment de sceau probablement rond, cire rouge, appendu à des lettres adressées au bailli de Périgueux pour contraindre au paiement des tailles ordonnées par les consuls, les clercs mariés et se livrant au commerce, ainsi que les officiers du roi.

Légende détruite.

Dessin. — Ecu en bannière, écartelé : au 1, semé de fleurs de lis; aux 2 et 3, à une tour; au 4, à un lion. Dimension de l'écu : 14mm.

(Archives municipales de Périgueux.) — Communiqué par M. Michel Hardy, archiviste de la ville de Périgueux.

 

 

N° 536                                   ESTISSAC (BERTRAND D'),

SEIGNEUR D'ESTISSAC ET DE MONCLAR [43].

1514.

Sceau rond, de 33mm, empreinte sur papier, plaqué sur le rôle d'une montre et revue passée à Agen le 26 septembre 1514.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu droit, paie (d'argent et d'azur) de six pièces; rinceaux dans le champ.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CCXLII.)

 

 

N° 537                                         FAYE (GÉRAUD DE),

SEIGNEUR D'HAUTEFORT[44].

1290.

Sceau rond, de 37mm, appendu à un acte du 5 des ides de mai 1290.

Légende. — S. DOMINI ....TOFORTI. (Sigillum domini d’Altoforti.)

Dessin. — Parti, au 1 à trois forces (d'or, à trois forces de sable, qui est d'Hautefort), au 2 à un lévrier (d'azur, à un lévrier d'argent passant, qui est de Born).

Observations. — Ce seau et les deux suivants sont décrits d'après des dessins conservés à la Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22421, 199., et pris sur les originaux existant au Trésor du château d'Hautefort. Ils sont mentionnés dans l’Histoire généalogique de la maison royale de France, des pairs, grands-officiers de la couronne, etc., par le P. Anselme, t. VII, p. 326.

 

 

538                                                   LE MÊME.

 

1292.

 

Sceau rond, de 42mm, appendu à un acte du Ier novembre 1292. Légende?

Dessin. — Ecu droit parti aux mêmes armes.

Contre-sceau.

Rond, de 25mm. Légende ?

Dessin. — Ecu écartelé, aux 1 et 4 à un lévrier, aux 2 et 3 à une force. (Ibid.)

 

 

539                                                    LE MÊME.

 

1292.

Sceau rond, de 28mm, appendu à un acte du mardi avant la Saint-André 1292.

 

Légende. — S. GERARDI. DE. FAGIA.

Dessin. — Ecu à trois fasces et un lambel de cinq pendants mouvant du chef, qui est de Faye.

 

(Ibid.)

Observations. — Ce sceau était le sceau personnel (sigillum proprium) de Géraud de Faye, qui faisait usage des deux précédents en qualité de seigneur d'Hautefort.

N° 540                                             FLAMENC (GUY),

SEIGNEUR DE BRUSAC[45] .

l3l0.

Faible fragment d'un sceau en cire brune, appendu sur cordon blanc à un acte portant vente d'une émine de froment et de rentes sur des terres situées dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Côle, en date du 4 des ides d'avril 1310.

Légende détruite.

Dessin. — Ecu à un lion, dans un ornement gothique.

(Communiqué par M. Alfred de Froidefond.)               

 

 

N° 541.                                        FLAMENC (HÉLIE II),

SEIGNEUR DE BRUSAC[46] .

1374.

Sceau rond, de 46°"", cire noire, appendu, sur cordon blanc plat, à un acte de vente de trois mesures de froment de rente annuelle par Radulphe Davi (ou Dari), damoiseau du lieu de Brusac, à Hélie de Gonda, du même lieu, en présence d'Hélie Flamenc (« ...Et ego ....Hel. Flamenc, miles, dominus de Bruçaco.... »), qui donne quittance des droits seigneuriaux, en date du mardi après la fête du Corps de Notre-Seigneur 1374.

Légende. — NC DOMICELLI.

([Sigillum Helie] Flamenc, domicelli.)

 

Dessin. — Ecu droit à un lion couronné [47], dans une rosace à six lobes ; l'intérieur de chaque lobe, sauf le lobe inférieur qui est occupé par la pointe de l'écu, est orné d'un rameau à cinq branches.

Contre-sceau.

Rond, 21mm.

Légende. — S. ELIES FLAMENC. (Scel Elles Flamenc.) Dessin. — Ecusson à un lion, dans un trilobé. (Communiqué par M. Alfred de Froidefond.) Voir figures 7 et 7 bis.

 

 

N° 542                                          FLAMENC (LAURE),

DAME DE BRUSAC[48].

1402.

Sceau rond, de 27mm, cire jaune, appendu sur queue de parchemin à un acte de tutelle pour Aymerie de Ferrières, qui relevait de la juridiction et châtellenie de Bruzac, en date du mardi après la Saint-Martin d'hiver 1402.

Légende. — LORA FLAMENC.

Dessin. — Ecu penché à un lion, timbré d'un heaume surmonté de deux panaches.

(Communiqué par M. Alfred de Froidefond.)

Voir figure 8.

 

 

543                                                GALARD (PIERRE DE),

SIRE DE LIMEUIL [49].

1313.

Fragment de sceau rond, appendu à un traité avec Baudoin de Mortagne, relatif à la baronnie de Tournai, daté de Lille, le jeudi après la Saint-Martin d'hiver 1313.

Légende. - S. PIERRE   CHR.

(Scel Pierre [de Galard], chevalier.)

Dessin. — Ecusson droit à une corneille et un lambel à trois pendants en chef. Huit petites arcatures romanes, touchant le bord de l'écu inscrit dans un cercle, le tout dans un quadrilobe gothique, les vides remplis par quatre animaux.

(Archives nationales, Inventaire des sceaux, n° 226.) — Le même sceau est appendu, sur queue de parchemin : 1°à deux quittances datées du jour de Saint-Mathieu 1314 et du 28 décembre de la même année (Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. LI) ; à des lettres par lesquelles Pierre Rodenc, chanoine de Limoges, et Pierre de Galard, écuyer, maître des arbalétriers, protestent contre les actes injustes commis par les gens du comte de Flandre (Lille, 16 janvier 1319), et à d'autres lettres par lesquelles Pierre Rodier, clerc, Pierre de Galard et Hugues de Vissac, chevaliers, commissaires du roi, protestent contre la cession que le comte de Flandre voulait faire à son fils de la ville de Warneton (6 octobre 1320). (Archives départementales du Nord. Communication de M. Gaston de Gérard).

N° 544                                                                        LE MÊME.

1326.

Sceau rond, de 27mm, appendu à une charte par laquelle Pierre de Galard reconnaît avoir reçu du roi Charles-le-Bel la châtellenie de Clarens, près Limeuil, datée du 26 octobre 1326.

 

Légende. — S. PET. DE . GA.... DOM             MOLIO . MI.

 

(Sigillum Petri de Galardo, domini de Limolio, militis.)

Dessin. —Ecu droit à trois corneilles[50], inscrit dans un double quadrilobe gothique formant octogone, les vides garnis de quatre animaux.

(Archives nationales. Inventaire des sceaux, n° 227). — Le même sceau est appendu, sur queue de parchemin, à un mandement daté de Lille, le samedi avant l'Assomption 1326. (Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. LI.) — M. Noulens en a donné le dessin dans ses Documents historiques sur la maison de Galard, 1871, t. Ier, p. 374.

 

 

N° 545                                         GALARD (JEAN DE),

SEIGNEUR DE LIMEUIL[51].

1350.

Sceau en cire rouge, appendu, sur queue de parchemin, à un acte passé le jour de la Nativité de saint-Jean-Baptiste 1350, par lequel Jean de Galard, seigneur de Limeuil, rend hommage à Philippe de Valois, lui jure fidélité et lui promet son appui contre le roi d'Angleterre[52].

 

Légende ?

 

Dessin. — Ecu écartelé, aux 1 et 4 à une corneille, aux 2 et 3 à ...?

 

(Mentionné par M. Noulens, dans ses Documents historiques sur la maison de Galard, d'après le titre original conservé à la Bibliothèque nationale, fonds français, 72, 46, Mélanges, vol. ier, f° 134, v°)[53].

 

 

N° 546                                          GIMEL (JEAN II DE),

SEIGNEUR DE PALUEL[54].

Après 1584.

Cachet rond, de 20mm, empreinte sur papier, plaqué sur une lettré de Jean de Gimel à Mme de Noailles (Jeanne de Gontaut), sa cousine, en date du 15 janvier (l'année manque).

 

Pas de légende.

 

Dessin. — Ecu aux armes (fascé d'argent et d'azur de huit pièces, à une bande de gueules brochant sur le tout), sans supports ni couronne, entouré de palmettes.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 6912, 372.)

 

 

N° 547                                                GONTAUT (ARMAND DE),

SEIGNEUR DE BIRON[55].

1549-1554.

 

Cachet rond, de 17mm, empreinte sur papier, plaqué sur une quittance donnée par Armand de Biron, porteur de guidon de quarante lances des ordonnances du roi sous la charge et commandement de M. de Brissac, en date du 17 août 1549. — Autres exemplaires sur des quittances du 31 juillet 1551 et du 3 août 1554.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu en bannière écartelé (d'or et de gueules), accompagné de palmettes. Bordure de grènetis.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXL et MCXX.)

 

 

N° 548                                                    LE MÊME.

 

1580.

Sceau rond, de 50 mm, empreinte sur papier, plaqué sur une notification faîte par Armand de Gontaut de Biron à Me Gratien Olive, au sujet d'une somme à lever sur les habitants de Bordeaux, pour réparer les dommages causés par ceux de la religion prétendue réformée, la dite somme devant être ultérieurement remboursée au moyen d'une taxe levée sur les denrées importées par les quatre ports de Bordeaux, Bourg, Libourne et Blaye ; en date à Bordeaux du 14 mai 1580. — Autre exemplaire sur une commission donnée, le 31 juillet 1580, au même Gratien Olive, « commis à faire la recepte du convoy establi à Bordeaux ».

Légende. — ARMAND DE GONTAVLT DE BIRON MARECHAL DE FRANCE.

 

Dessin. — Ecu en bannière écartelé, timbré d'un heaume surmonté d'un buste de cygne couronné, orné de lambrequins ; à dextre et à sénestre. un bâton de maréchal posé en pal et surmonté d'une couronne.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Pièces originales, Gontaut.)

 

 

 

N° 549                                     GONTAUT JEAN Ier DE),

SEIGNEUR DE BIRON [56].

1550-1555.

Sceau rond, de 20mm, empreinte sur papier, plaqué sur des quittances du 25 avril 155o et du 24 janvier 1555, données par Jean de Gontaut, chevalier, seigneur de Biron, lieutenant d'une compagnie de cent lances des ordonnances du roi, sous la charge et conduite de messire Jacques d'Albon, chevalier de l'ordre et maréchal de France.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu aux armes de Gontaut, entouré de rinceaux; bordure de filets.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. MCXX.)

 

 

N° 550                                GONTAUT-BIRON (JEAN DE),

BARON DE SALIGNAC[57].

1600.

Sceau ovale, empreinte en papier, plaqué sur une quittance du 14 août 1600. Pas de légende.

Dessin. — Ecu en bannière écartelé.

(Bibliothèque nationale, Mss. Pièces originales, Gontaut.)

 

 

N°55l                                         GONTAUT (JEAN DE),

BARON DE BIRON[58].

1606.

Sceau ovale, de 30mm, empreinte sur papier, plaqué sur une quittance du 3 novembre 1606. ,

Pas de légende.

Dessin. — Ecu en bannière écartelé, surmonté d'un casque à lambrequins, entouré du collier de l'ordre.

(Bibliothèque nationale, Mss. Pièces originales, Gontaut.)

 

 

N° 552                                                    LE MÊME.

 

1612.

Sceau ovale, de 18mm, empreinte sur papier, plaqué sur une quittance du 31 mai 1612.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu en bannière écartelé, surmonté d'un casque à lambrequins et entouré du collier de l'ordre.

 

(Bibliothèque nationale, ibid.)

 

 

N° 553                                                    LE MÊME.

1620.

Sceau ovale, de 13mm sur 10, cire rouge, plaqué sur une lettre adressée par le baron de Biron au comte de Noailles, son beau-père, en date du 18 mai 1620.

Dessin. — Un soleil au-dessus d'une banderole portant cette inscription :

MODO NON DISPAREAT.

 

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 6909, 496.)

 

N° 554                                                LE MÊME.

1627.

Sceau ovale, de 8mm sur 6, cire rouge, sur ruban de soie bleue, plaqué sur une lettre adressée par le baron de Biron à Charles de Noailles, évêque de Saint-Flour, son beau-frère, en date du 20 septembre 1627.

 

Pas de légende.

 

Dessin. — Monogramme.

(Ibid, t. 6909, f° 531.)

N° 555                                                LE MÊME.

1632-1634.

Cachet ovale, de 12mm sur 10, cire rouge, plaqué sur une lettre à l'évêque de Saint-Flour, en date du 24 août 1632, et sur d'autres lettres des 16 février et 20 novembre 1634.

 

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes, entouré du collier de l'ordre et timbré d'une couronne ducale.

 

(Ibid,y t. 6909, f 542.)

N° 556                                  GONTAUT (FRANÇOIS DE),

BARON DE BIRON [59].

1636 ( ?).

Même cachet que le n° 545, cire noire, apposé sur une lettre adressée par François de Gontaut à son oncle Charles de Noailles, évêque de Saint-Flour, sans date.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 6909, F° 580.)

Observation. — Cette lettre parait avoir été écrite par François de Gontaut peu de temps après la mort de son père Jean de Gontaut, baron de Biron, dont il employait encore à ce moment le cachet.

 

 

N°557                         GONTAUT-BIRON (JEAN-LOUIS DE),

DUC DE BIRON[60].

1770.

Cachet ovale, de 21mm sur 17, cire rouge, plaqué sur une ordonnance par laquelle Jean-Louis de Gontaut-Biron, duc de Biron, pair de France, seigneur de la baronnie d'Eymet, abbé commendataire des abbayes royales de Moissac et de Cadouin, nomme Me Etienne Lafon aux fonctions de procureur d'office de la juridiction d'Eymet, en date du 16 octobre 1770.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu en bannière, écartelé d'or et de gueules, sommé de la couronne ducale, placé sur le manteau de pair et accompagné en pointe de fleurons ; supports, deux lévriers.

 

(Archives départementales de la Dordogne.) — Communiqué par M. Villepelet.

 

 

N° 558                                 HAUTEFORT (GILBERT D'),

SEIGNEUR D'HAUTEFORT[61].

1553.

Sceau rond, de 21mm, empreinte sur papier, apposé à une quittance délivrée par Gilbert d'Hautefort, lieutenant de la compagnie de cinquante lances au commandement du baron de Curton, en date du 21 avril 1553.

 

Pas de légende.

Dessin. —- Ecu en forme de cartouche, écartelé aux 1 et 4 à un lévrier, aux 2 et ! à trois forces posées 2 et 1 ; l'écu accompagné de deux palmettes.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLXIX.)

N° 559

HAUTEFORT (EDME D'), SEIGNEUR D'HAUTEFORT ET DE THENON[62].

Sceau ovale, de 17 mm sur 13, empreinte sur papier, plaqué sur une quittance du 30 novembre 1571.

Pas de légende.

Dessin. — Dans une bordure de grènetis, écusson ovale parti, au i à trois forces posées en fasce, et au 2 à trois lévriers passants l'un sur l'autre.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CLXIX.)

N° 560

HAUTEFORT (EMMANUEL-DIEUDONNÉ, MARQUIS D')[63].

XVIIIe SIÈCLE.

Matrice en cuivre jaune. — Sceau ovale, de 26mm sur 24. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale, d'or, à trois forces de sable posées 2 et 1, entouré, du collier de l'ordre et sommé d'une couronne de marquis.

(Collection Preux, à Douai. — Communiqué par M. le baron Roger de La Batut.)

 

 

561                  HAUTEFORT (JACQUES-FRANÇOIS-DE-SALES D')[64]

1740.

 

Cachet rond, de 16mm de diamètre, apposé à un acte par lequel Jacques-François-de-Sales d'Hautefort, marquis de Saint-Chamans, baron d'Enval, Cornil, Lacassaigne et autres lieux, confère au sieur Dufaure, d'Argentat, la charge de procureur d'office de la seigneurie de Saint-Chamans (9 avril 1740).

Pas de légende.

Dessin. — Deux écussons accolés, celui de dextre aux armes d'Hautefort, celui de sénestre aux armes de Pérusse des Cars (de gueules, au pal de vair). Couronne de marquis ; une tête d'ange au-dessous des deux écussons.

(Archives départementales de la Corrèze, B. liasse 1107.) —Communiqué par M. Ernest Rupin, président de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corréze.

 

 

N° 562                       JAUFRE (BORRIE, DAME DE) [65]

1292.

Sceau rond, de 25mm, cire verte, appendu à un acte par lequel Borria, domina de Jaufre, épouse de Belhomme, chevalier, vend à Raymond de Marti, bourgeois du Puy-Saint-Front, de plusieurs rentes sur les maynements de Dagulho, Foschayrenc, Filhola, paroisse de Marsac (8 des calendes d'avril 1292).

Légende. — S. BO                      OMINA    

(Sigillum Borria, domina      .)

Dessin. — Ecu droit à un lion contourné, surmonté d'un lambel à trois pendants (ou trois pals mouvants du chef).

(Archives départementales de la Dordogne, fonds de Mourcin.)

 

N° 563                                              JEHAN (N. DE),

SEIGNEUR DE JOVELLE. 1780.

 

Cachet ovale, 24mm sur 20 environ, plaqué sur une lettre à M. du Jarric, notaire royal à Celles, en date du 17 août 1780.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson d'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux fleurs de lis d'or et en pointe de trois besants d'argent mal ordonnés ; l'écu posé sur un cartouche orné de guirlandes ; couronne de comte.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

 

N° 564                                     JOBERT (GUILLAUME) [66]

1354.

Sceau apposé à une quittance du 10 juillet 1354 (format et dimension non déterminés).

Légende ?

 

Dessin. — Une bande coticée chargée de deux étoiles.

(Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, tome XVII, article Jaubert, d'après une mention du volume 138 du fonds Colbert, f° 382, à la Bibliothèque nationale.)

 

 

N° 565                                            JOBERT (PIERRE),

SEIGNEUR DE NANTIAC[67].

1355.

Sceau apposé à une quittance du 2 janvier 1355 (format et dimensions non déterminés).

 

Légende ?

Dessin. — Une espèce de tour ou R couronnée [68] entre trois coquilles et un chef chargé de trois fleurs de lis.

(Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, tome XVII, article Jaubert, d'après une mention du volume 137 du fonds Colbert, part. 2, fol. 329, v°, à la Bibliothèque nationale.)

566                                   LA BORIE (ADHÉMAR DE),

SEIGNEUR DE CAMPAGNE[69].

XVIe  SIÈCLE.

 

Matrice en bronze, munie d'un appendice semi-orbiculaire percé d'un trou. Sceau rond, de 32mm.

Légende. — ARMES . DE . MONSr . DE LABORIE . CONSEILL . DU . ROY. (Armes de Monsieur de Laborie. conseiller du Roy.)

Dessin. — Ecu droit, écartelé aux i et 4 à un lion, aux 2 et 3 à sept champignons, dont six rangés en pal 3 et 3 et le septième en pointe. L'écu sommé d'un casque taré de profil. Rinceaux des deux côtés de l'écu. Bordure de grènetis [70].

(Ce sceau, dont une empreinte m'a été communiquée par M. le baron Roger de La Borie de La Batut, a été retrouvé par M. le marquis de Campagne dans un des plus anciens bâtiments du château de Campagne.)

 

 

 

567                                    LA BORIE DE LA BATUT (ANNE D'ADHÉMAR,

FEMME DE FRANÇOIS DE) [71]

1774.

Cachet ovale, de 2imra sur 19, cire rouge, plaqué sur une lettre adressée à M. de Lavergne de Marqueyssat, en date à Saint-Cyprien du 14 janvier 1774.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale aux armes de La Borie (de gueules, à trois fers de cheval d'argent cloutés de sable, posés 2 et 1, accompagnés en chef d'un croissant d'argent) ; l'écu posé sur un cartouche ; couronne de comte.

(Archives de M. le baron Roger de La Batut.)

 

 

N° 568                        LA BORIE (GUILLAUME, CHEVALIER DE) [72]

 

1779.

 

Cachet ovale, de 21mm environ, cire rouge, plaqué sur une lettre adressée par le chevalier de La Borie à son frère François de La Borie, seigneur de La Batut (Paris, 13 février 1779).

Pas de légende.

Dessin. — Cartouche aux armes ; couronne de marquis ; supports, deux griffons, celui de dextre dressé, celui de gauche au repos.

(Archives de M. le baron Roger de La Batut.)

 

 

N°569                         LABROUSSE (FRANÇOIS-PASCAL DE),

MARQUIS DE LABROUSSE, SEIGNEUR DE MEYSSES, BARRÈTE, LACOMBE, ETC.

1787

 

Cachet ovale, de 24 mm sur 20, apposé sur un testament du 19 juin 1787. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale, de gueules, à sept fleurs de lis d'argent posées 3, 1 et 3, accompagnées, à dextre, d'un cerf passant du même, et à sénestre, d'une maison également d'argent. Supports, deux lions, la tête contournée. Couronne de comte.

 

(Archives de Gérard.)

 

 

N°570                                 LA CROPTE (FRANÇOIS DE),

SEIGNEUR DE BEAUSÉJOUR ET SAINT-APRE [73].

1665.

Cachet ovale, de 16mm sur 14, cire rouge, plaqué sur un acte portant nomination de Jean de Paladol, sieur de Lagrange, en qualité de juge de la juridiction de Saint-Apre, en date, au château de Beauséjour, du 22 juin 1665.

 

Pas de légende.

 

Dessin. — Ecusson écartelé : aux 1 et 4, d'azur, à la bande d'or accompagnée de deux fleurs de lis du même, qui est de La Cropte; aux 2 et 3, à une aigle éployée (coupé cousu de gueules et d'azur à l'aigle au vol abaissé d'argent, becquée et membrée d'or, qui est de Jousserand) ; couronne de comte ; l'écusson accompagné de deux palmettes.

 

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

571                                    LA FAYE DE LA MARTINIE (N. DE)[74].

1742.

Cachet ovale, de 20 mm sur 17, cire noire, apposé sur une lettre à Mlle de la Grave, en date du 13 septembre 1742.

 

Pas de légende.

 

Dessin. — Sur un cartouche, un écusson ovale, de gueules à la croix pattée d'argent, surmontée d'un lambel de cinq pendants du même ; couronne de comte.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

 

N°572                                  '                  LE MÊME.

1752.

Cachet ovale, de 23mm sur 20 environ, cire rouge, apposé sur une lettre à Mlle de la Grave, en date du 8 décembre 1752.

 

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale aux armes, timbré d'une couronne de marquis et supporté par deux griffons.

 

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

N° 573                                    LA TOUR (GALLIOT DE),

SEIGNEUR DE LIMEUIL ET DE LANQUAIS[75].

1570.

 

Cachet ovale, de 27mm sur 21, empreinte sur papier, plaqué sur le rôle de la montre d'une compagnie de cinquante lances des ordonnances du roi, sous la charge et conduite de Galliot de La Tour, vicomte de Limeuil, chevalier de Tordre, en date du 29 janvier 1570.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu droit écartelé : aux 1 et 4, semé de France à la tour d'argent, qui est de La Tour-d'Auvergne; aux 2 et 3, coticé d'or et de gueules, qui est de Turenne; pas de couronne; Vécu entouré du collier de Tordre; bordure de grènetis.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CXXXV.)

 

 

 

 

N°574                                     LA TOUR DAUVERGNE, VICOMTE DE TURENNE, DUC DE BOUILLON, COMTE DE MONTFORT (ELISABETH DE NASSAU, VEUVE D'HENRI DE) [76]

1642.

Cachet ovale, de 15mm sur 11, cire rouge, plaqué sur une lettre, datée de Sedan le 13 mai 1642 et adressée à François Javél, seigneur de La Chapelle-Basse, conseiller du roi et son avocat au siège présidial de Sarlat, par laquelle Elisabeth de Nassau le félicite de sa nomination comme sénéchal de la vicomte de Turenne, dont il venait d'être pourvu par le duc de Bouillon, fils d'Elisabeth de Nassau.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu parti : au premier, coupé de La Tour d'Auvergne (d'azur semé de France à la tour d'argent) et de Turenne (coticé d'or et de gueules) et sur le tout d'Auvergne (d'or, au gonfanon de gueules frangé de sinople); au second, coupé de Nassau (écartelé : au 1, d'azur, semé de billettes d'or, au lion rampant du même, qui est de Nassau ; au 2, d'or, au lion rampant de gueules couronné d'azur, pour le comté de Catzenellnbogen ; au 3, de gueules à la fasce d'argent, pour le comté de Vianen ; au 4, de gueules, à deux lions léopardés d'or, passant l'un sur l'autre, pour le comté de Dietz ; sur le tout, écartelé : au 1, d'argent, au lion rampant de gueules couronné d'or, pour le comté de Limbourg ; au 2, de gueules, au lion rampant et couronné d'argent, pour le comté de Bronchorst ; au 3, d'or, à deux lions de gueules passants l'un sur l'autre, pour le comté de Wisch ; au 4, de gueules à trois besants d'or, pour la seigneurie de Borckelohe) et de Bourbon-Montpensier (d'azur, à trois fleurs de lis d'or, au bâton de gueules péri en bande, chargé en chef d'un croissant d'argent). Couronne ducale à fleurons et trèfles alternés.

(Archives de Gérard.)

 

 

N° 575                                    LAU (LOUIS-HENRY DU),

SEIGNEUR DE MONTARDY, COUTURE, CELLE, BERTRIC, ETC. [77]

1773.

Cachet ovale, de 17mm environ sur 12, plaqué sur une ordonnance par laquelle haut et puissant seigneur messire Louis-Henry Duleau[78], chevalier et seigneur de Montardy, Couture, Celle et Bertric, confère à M0 Jean Dujarric [79], notaire royal, la charge de procureur en sa terre, châtellenie et juridiction de Couture, Celle et Bertric, en date, au château de Montardy, du 4 décembre 1773.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes (d'or, au laurier de trois branches de sinople et un lion léopardé de gueules, brochant sur le fut de l'arbre, à la bordure d'azur chargée de quinze besants d'argent). Couronne de marquis; supports deux lions, celui de dextre debout, celui de sénestre en baroque.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

 

N° 576                                                LAU (N., MARQUIS DU),

XVIIIe SIÈCLE.

Cachet ovale, de 23mm sur 20. Pas de légende.

Dessin. — Sur un cartouche, deux écussons accolés, celui de dextre aux armes des du Lau, celui de sénestre aux armes des Cugnac; en haut et en bas, entre les deux écussons, une tête accompagnée d'ornements ; couronne de marquis.

(Communiqué par M. Henri de Montégut, membre de la Société historique et archéologique du Périgord.)

 

 

N° 577                                         LAU (LÉONARD DU),

ÉCUYER. 1786.

 

Cachet ovale, de 15 mm sur 13, cire rouge, plaqué sur ruban noir sur le testament de Catherine Merveille, veuve de Léonard du Lau, en date du 5 décembre 1786.

Pas de légende.

Dessin. — Un lion léopardé brochant sur le fût d'un arbre, entre deux palmettes ; couronne de comte.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

Observations. — Bien que le cachet soit apposé au testament de Catherine Merveille, il paraît certain que c'était celui du mari ; les armes sont très probablement (malgré l'absence de la bordure, ce qui indique vraisemblablement une branche différente) celles des du Lau, seigneurs de Montardy, etc. (Voir les deux numéros précédents.)

 

 

N° 578                                              LUC (GUY DU),

SEIGNEUR DE BORN ET D'HAUTEFORT.

1292.

Sceau rond, de 35 mm, appendu à une charte donnée sous le sceau de « Guidonis de Luco, domicelli, domini castri Bornis et Altoforti », le samedi après la Saint-Hilaire 1292.

Légende. — S' GVI DE LVCO DOMISELLI.

(Sigillum Guidonis de Luco, domiselli.)

Dessin. — Ecu à une tour, au chef chargé de trois croissants, 2 et 1.

(D'après un dessin pris sur les pièces du trésor d'Hautefort et conservé à la Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22421.)

 

 

579                        MAILLARD DE LAFAYE (PHILIPPE-PAUL, MARQUIS DE)[80].

1771.

 

Cachet ovale, 22mm sur 19, plaqué sur une attestation d'ancienne noblesse donnée à Marie-Martin de Beaupoil de Sainte-Aulaire, en date du 22 juillet 1771.

Pas de légende.

Dessin. — Ecu ovale aux armes ; couronne de marquis ; supports, deux sirènes. (Bibliothèque nationale, Mss. Pièces originales, Beaupoil.)

 

 

580                                       NOAILLES (LOUIS DE),

DUC D'AYEN, VICOMTE DE LARCHE, TERRASSON ET NADA1LLAC[81].

1746.

Cachet rond, de 25 mm, empreinte sur papier, plaqué sur un acte par lequel Louis de Noailles, duc d'Ayen, marquis de Maintenon, seigneur baron de Brive el Malemort, vicomte de l'Arche, Terrasson et Nadaillac et autres lieux, ratifie l'acte de vente du moulin et dépendances appelés des Paillards, situés sur le ruisseau de Couze en Périgord, consenti en faveur de Pierre Rupin, sieur de Lauterie, le 21 octobre 1746.

Pas de légende.

Dessin. Ecu ovale de gueules, à la bande d'or (les autres détails du dessin son effacés).

(Communiqué par M. Ernest Rupin, président de la Société scientifique, historique et archéologiqu de la Corrèze.)

581                                    PASQUET DE SAVIGNAC (N. DE),

DAME DE SAINT-MESMIN.

1727.

Fragment de cachet ovale, plaqué sur le testament de « dame Marie Desevinac Debela, dame de Saint-Memy, au château de Brusy », en date du 12 juin 1727.

Pas de légende.

Dessin. — Dans un cartouche, écusson parti, au 1 d'azur, au cerf d'or issant d'une rivière d'argent, qui est de Pasquet; au 2, d'argent, à six flammes (?) posées 1, 2 et 3. Couronne de comte.

(Communiqué par M. Ernest Rupin, président de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.)

 

 

N° 582                                                            RANCONNET (N. DE),

COMTE DE NOYAN.

1735.

Cachet ovale, de 20mm sur 16, cire rouge, plaqué sur une lettre adressée au comte, de Clermont, à Besse près Sarlat, en date à Paris du 7 juillet 1735.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale aux armés (de gueules, à la fasce d'argent surmontée d'un taureau d'or), posé sur un cartouche ; couronne de comte ; bordure de grènetis.

 

(Archives de M. le baron Roger de La Batut.)

N° 583                             ROBINET (JEAN-FRANÇOIS DE),

SEIGNEUR DE PEIGNEFORT[82].

1781.

Cachet ovale, cire rouge, de 20mm sur 17, apposé sur une lettre datée de 1781. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale, de gueules à la tour crénelée d'argent; couronne de comte ; supports, deux lions.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

N° 584                                     ROBINET (GABRIEL DE),

SEIGNEUR DE PEIGNEFORT[83].

1770.

 

Cachet ovale, cire rouge, apposé sur une lettre datée de 1770. Pas de légende.

Dessin. — Ecu aux mêmes armes que le précédent; la tour est d'un dessin différent. Même couronne et mêmes supports.

 

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

N° 585                        SAINT-OURS (N., CHEVALIER DE).

 

1789.

 

Cachet ovale, de 22mm sur 18, cire rouge, plaqué sur une lettre adressée à M. de La Batut, à Saint-Cyprien, en date à La Rochelle du 8 février 1789.

 

Pas de légende.

 

Dessin. — Ecu aux armes (d'azur, à un ours d'or sur une terrasse de gueules, adextré en chef d'un croissant d'argent)[84], surmonté d'un casqué taré de fasce et accompagné de lambrequins ; au-dessous, la croix de Saint-Louis.

(Archives de M. le baron Roger de La Batut.)

N° 586

SAINT-PARDOUX (GUY DE).

1323.

Sceau rond, de 22mm, cire brune, appendu à une charte portant vente d'un jardin situé dans la paroisse de Saint-Pardoux, près Brantôme, par Guy de Saint-Pardoux et Guillerme Morralhe, fille de Guillaume Masset, à Arnaud Chantegrel, clerc de Brantôme, moyennant la somme de 45 sols, datée du mercredi après la fête de l'Exaltation de la sainte Croix 1323.

Légende. — S. GVI. STI. PDVLPHI. DOZEL.

(Sigillum Guidonis Sancti-Pardulphi, donzelli.)

Dessin. — Ecu droit à trois lions léopardés, entouré de palmettes.

(Archives départementales de la Dordogne, fonds de Mourcin.)

N° 587                                  SALIGNAC (MATFRED DE).

 

1275.

Sceau ogival, cire verte, appendu à un acte passé entre Robert, abbé de Sarlat, et Boson de Salignac, archidiacre de Médoc en l'église Saint-André de Bordeaux, en présence de « Matfredis de Salanhaco, abbatis de Sancta-Terra », le lundi avant Pâques 1275.

 

Plus rien d'utile de la légende.

Dessin. — Un .abbé, sous une arcade d'architecture gothique, accosté de quatre oiseaux affrontés,-deux à dextre, deux à sénestre ; au-dessous, un petit écusson aux armes de Salignac.

(D'après un dessin conservé à la Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22252.)

 

 

N° 588                        SALIGNAC DE LA MOTHE-FÉNELON (BERTRAND DE)[85].

1559.

Cachet ovale, de 15mm sur 13, plaqué sur une lettre de Bertrand de Salignac à Antoine de Noailles, son cousin, en date du 21 janvier 1559.

 

Pas de légende.

Dessin. — Cartouche aux armes (d'or, à trois bandes de sinople), sans couronne ni supports.

 

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 6911, 181.)

589                                                    LE MÊME.

1559.

 

Cachet rond, de 18mm, plaqué sur une lettre de Bertrand de Salignac à Mme de Noailles, sa cousine, en date du 3 juin 1559.

Pas de légende.

Dessin. — Cartouche aux armes, sans couronne ni supports. (Ibid., t. 6912, f 15.)

 

 

590                                                    LE MÊME.

1567.

 

Cachet ovale, de 23 mm sur 18, plaqué sur une lettre adressée par M. de Salignac à Gilles de Noailles, abbé de l'Isle, son cousin, en date du 18 mars 1567.

Pas de légende.

Dessin: — Ecu droit aux armes, surmonté d'un petit casque. Bordure de grènetis. (Ibid., t. 6915, 233.)

 

 

N° 591.                       SALIGNAC DE LA MOTHE-FÉNELON (FRANÇOIS DE)[86]

1559

Cachet identique au n° 589, plaqué sur une lettre adressée à Antoine de Noailles[87].

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 6911, 340.)

N° 592                      SALIGNAC-FÉNELON (HENRI-JOSEPH, COMTE DE)[88]

1724-1727.

Cachet ovale, de 20mm sur 17, cire rouge, plaqué : 1° sur un acte du 16 octobre 1724, par lequel Henry-Joseph de Sallagnac, seigneur comte de Fénelon, marquis de Maignac, seigneur de Saint-Apre, Beauséjour et autres places, confère à Barthélémy Bouquier, sieur de Bourgogne, la charge de lieutenant de ses juridictions de Saint-Apre et Beauséjour, sénéchaussée de Périgueux ; — 2° sur une lettre, en date du 7 septembre 1727, adressée par le comte de Fénelon à Mlle de La Lande.

Pas de légende.

Dessin. —Ecusson ovale aux armes ; couronne de marquis ; supports, deux lions. (Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

 

 

N° 593                                           SALIS (HENRI DE)

COMTE DE LA BATUT ET DES CONSTANCIES [89].

1779.

Cachet ovale, apposé, par le juge de la juridiction de La Batut, à une attestation de[90] signatures; pourf uirié procuration donnée par Clémence de La Pleynie de Puymartin (2 mai 1779).

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes de Salis (d'azur,.à trois bandes d'argent, au lion d'or brochant sur le tout), surmonté d'un casque accompagné de lambrequins; pas de supports.

(Archives de M. le baron Roger de La Batut.)

 

 

N° 594                                    SAULIÈRE (MARGUERITE DE),

FEMME DE CLAUDE DE MAFFRÉ, SEIGNEUR DU CLUZEL.

1734.

Cachet ovale, de 25mm sur 21, plaqué sur un testament du 21 septembre 1734. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale aux armes de Saulière (d'azur, au chevron d'or chargé de cinq croissants du champ, accompagné de trois roses d'argent, deux en chef et une en pointe). L'écu posé sur un Cartouche et timbré d'une couronne de marquis.

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

 

N° 595                                                TOUCHEBŒUF (JACQUES-VICTOR DE),

COMTE DE CLERMONT, SEIGNEUR DE VERTEILLAC, BESSE, ETC[91].

1685.

Cachet ovale, de 12mm sur 10, plaqué sur une lettre à François de Philopald, seigneur de La Gravière (24 février 1 685).

 

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson parti ; au premier, d'azur à deux bœufs d'or passants l'un sur l'autre, qui est de Touchebœuf ; au second, coupé, au 1, d'argent parti de gueules, qui est de Gaulejac, au 2, de gueules, à la bande d'azur bordée d'argent, à la bordure componée d'argent et de gueules, qui est de Gozon. Couronne de comte.

 

(Archives de Gérard.)

 

N° 596                                                VERNEUIL (JOSEPH DE),

SEIGNEUR DE LA BARDE DE CREYSSAC, BARON DE LISLE[92].

1727.

Cachet ovale, de 20mm environ sur 17, plaqué sur un testament du 12 octobre 1727. Pas de légende.

Dessin. — Deux écussons accolés, celui de dextre d'azur, au chevron d'or accom­pagné de trois aigles d'argent, deux en chef et une en pointe, qui est de Verneuil ; celui de sénestre d'azur, au lion d'argent armé, lampassé et couronné d'or, accompagné de quatre losanges du même de chaque côté, qui est de Pressac. Couronne de marquis.

 

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

P. - DIVERS.

 

 

597                                    CHAVAGNAC (GASPARD, COMTE DE),

GOUVERNEUR DE SARLAT POUR LE PRINCE DE CONDÉ [93].

1653.

Cachet ovale, de 16 mm sur 13 environ, cire rouge, plaqué sur un ordre délivré par M. de Chavagnac, en sa qualité de commandant des troupes de la Fronde dans Sarlat, et gouverneur de la ville (daté à Sarlat le 5 février 1653).

Pas de légende.

Dessin. —Ecusson aux armes (d'argent, à deux fasces de sable surmontées de trois roses du même), entouré de deux branches d'olivier. Couronne de comte.

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

 

 

 

N° 598                                              COURNILH (N.),

NOTAIRE ROYAL ET GREFFIER DES CONVENTIONS A PÉRIGUEUX.

1736.

 

Cachet ovale, de 20 mm sur 17, plaqué sur le testament de Jean Eyriaud, sieur de Bélier (Périgueux, 28 mars 1736).

Pas de légende.

Dessin. — Sur un cartouche, écu parti d'azur à trois fleurs de lis d'or (?), 2 et 1, et de gueules à trois lions de...., 2 et 1 ; au chef de...., à un oiseau de.... becquetant dans une rivière de.... Couronne de marquis.

(Archives départementales de la Dordogne.)

N° 599

DUJARRIC (N.),

CONSUL DE PÉRIGUEUX. 1689.

Pas de légende.

 

Cachet rond, apposé à une lettre adressée à M. Chevalier de Cablanc, maire de Périgueux, alors à Bordeaux, en date du 16 novembre 1689.

Dessin. — Ecu à un chêne (jarric, armes parlantes), issant d'une terrasse, le fût accosté de deux coeurs. L'écu timbré d'un casque grillé, taré de profil et accompagné de lambrequins.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

600                                    LA GRANGE (N. DE),

ECUYER, SIEUR DES BERNIS[94].

XVIIe SIÈCLE ?

Cachet de 40mm, ayant la forme générale d'un carré à coins arrondis (le contour n'est pas limité par une ligne précise et suit les ornements du dessin.)

Pas de légende.

Dessin. — Ecu losange, au franc-quartier d'hermines, timbré d'un casque taré de face et orné de lambrequins.

(Communiqué par M. du Mas-Paysac.)

 

 

601                                        LA GRANGE (N. DE),

ÉCUYER, SIEUR DES BERNIS. XVIIIe SIÈCLE.

Cachet ovale, de 23nm sur 20. Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale aux mêmes armes, posé sur un cartouche orné de trois petites têtes d'homme ; couronne de comte.

 

(Communiqué par M. du Mas-Paysac.)

 

 

N° 602                                          LEYGUE (JEAN DE),

ÉCUYER, SIEUR DES VEYSSIÈRES[95].

1731

Cachet ovale, de 18mm sur 16, cire rouge, plaqué à l'acte de nomination faite par lui de la personne de Pierre L'Hoste,, prêtre prébendier de la cathédrale de Sarlat,comme chapelain de la chapellenie de la Trinité, fondée par feu le chanoine de Leygue, dans l'église cathédrale de Sarlat.

 

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson ovale, écartelé, aux 1 et 4 de gueules, à la tour de, aux 2 et 3 d'azur, au soleil d'… ; couronne de comte; l'écusson entouré de deux palmes.

 

(Archives de Gérard.)

 

 

603                                    MERLHIE DE LA GRANGE (GEORGE),

AVOCAT AU PRÉSIDIAL DE PÉRIGUEUX[96].

1782.

Cachet ovale, de 22mm environ sur 20, apposé à un testament du 1er octobre 1782. Pas de légende.

Dessin. — Ecu à deux merles affrontés (armes parlantes), dont chacun est accompagné en chef d'une étoile.

 

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

N° 604                                         MONZIE (JEAN DE),

SIEUR DE LA BOURGONNIE ET DE LA BOËTIE[97].

1702.

Cachet ovale, de 25mm sur 20, cire rouge, apposé à l'acte de nomination faite par lui de la personne de Pierre Jamet, prébendier de la cathédrale de Sarlat, à la chapellenie de sa maison de La Boètie-lès-Sarlat (11 février 1702).

 

Pas de légende.

 

Dessin. — Ecu à un monde croiseté, surmonté d'une croix pattée, timbré d'un casque taré de profil, tourné à dextre et orné de lambrequins.

 

(Archives de Gérard.)

 

 

N° 605                                         SALAS (PIERRE DE),

 

BOURGEOIS DE SAINT-FRONT DE PÉRIGUEUX.

 

1294.

 

 

Sceau triangulaire à côtés arrondis, de 24mm sur 21, cire brune, appendu sur cordelette blanche à un acte de vente daté du vendredi après la Purification de la Sainte-Vierge 1294.

Légende. SIGILLUM PETRI DE SALAS.

Dessin. — Ecu droit, à deux portes de ville crénelées, l'une sur l'autre, dont l'enceinte se termine à dextre et à sénestre par une tour crénelée.

(Archives départementales de la Dordogne, fonds de Mourcin.)

Voir figure 9.

DEUXIÈME PARTIE.

 

 

 

sceaux ecclésiastiques.

 

J. - ÉVÊQUES DE PÉRIGUEUX.

 

 

 

N° 606                      JEAN D'ASSIDE[98].

1168.

 

Sceau ovale, de 60mm sur 45, cire blanche, appendu sur lacs de cuir à une charte par laquelle Jean d'Asside, évêque de Périgueux, fait don à Etienne, abbé de Saint-Amand-de-Coly, et au monastère de Saint-Amand, de la troisième partie de ce qui appartenait à Géraud de Mons sur l'église de Saint-Etienne d'Archignac (1168).

Légende. - JOHANN    RENSIS EPISCOPVS.

(Johannes, Petrochorensis episcopus.)

 

Dessin. — Evêque assis, mitre d'une mitre cornue, crosse et bénissant.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. CCIX.)

Observations. — Ce sceau est le plus ancien sceau périgourdin connu.

Voir figure 10.

 

 

N° 607                              FRANÇOIS DE BOURDEILLE [99]

1580.

Sceau rond, de 47mm, empreinte sur papier, appendu, sur queue de parchemin, à une ordonnance portant nomination de Léonard Perrot à la curé de la paroisse de Saint-Antoine de La Vaure, vacante par le désistement de François de Glanes, sieur de Glanes ; en date du 17 mars 1580.

Légende. — FRANGISCVS DE BOVRDEILIE DIOCESIS PETRACORICENSIS.

Dessin. — Ecu droit aux armes de Bourdeille, accompagné de deux branches de laurier et surmonté d'une mitre à dextre, et, à sénestre, d'une crosse à volute intérieure (point de couronne ni de chapeau épiscopal).

(Communiqué par M. Alfred de Froidefond.)

Voir figure 11.

 

 

608                                PHILIBERT DE BRANDON[100]

1649-1651.

Cachet ovale, de 15mm sur 12, plaqué sur deux lettres adressées au chancelier Séguier, les 6 juillet 1649 et 17 juin 1651.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes, surmonté d'une mitre et d'une crosse et timbré du chapeau épiscopal.

(Bibliothèque de l'Institut, fonds Godefroy, tome 274.)

 

 

609                               DANIEL DE FRANCHEVILLE [101]

1694.

Sceau ovale, de 36mm sur 33, empreinte sur papier, plaqué sur un acte (non daté) portant permission pour la célébration d'un mariage.

Légende. — DANIEL DE FRANCHEVILLE EPISCOPVS PETROCHORENSIS.

Dessin. — Ecusson aux armes (d'argent, au chevron d'azur chargé de six billettes percées d'or), posé sur un cartouche, surmonté d'une mitre à dextre, d'une crosse à sénestre, timbré d'une couronne de comte et sommé du chapeau épiscopal.

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

 

610     EMMANUEL-LOUIS DE GROSSOLLES DE FLAMARENS[102]

1785-1789.

Cachet ovale, de 24 mm sur 21, plaqué sur deux lettres adressées au marquis de Verteillac et à l'ingénieur en chef Brémontier (19 avril 1785 et 3 mars 1789).

Pas de légende.

Dessin. —Ecusson aux armes, posé sur un cartouche dont la pointe est entourée de branches d'olivier, timbré d'une couronne ducale accostée d'une mitre à dextre et d'une crosse à sénestre, et surmonté du chapeau épiscopal.

 

(Archives départementales de la Dordogne.)

 

K. - ÉVÊQUES DE SARLAT

 

 

611                                                            PIERRE ITIER.

1348.

Fragment de sceau ogival, appendu sur queue de parchemin à une charte portant résignation provisoire, par le prieur de Thémolat, de ses fonctions et de sa charge. Le prieur déclare en même temps à l'évêque qu'à cause des guerres, pertes et calamités publiques, il rentre momentanément à l'abbaye-mère de Saint-Cybard d'Angoulême.

Légende détruite.

Dessin. — Buste d'évêque mitre, crosse et bénissant ; au-dessous, écusson à une bande accompagné en chef de …. (cette partie du sceau est effacée) et en pointe de deux (?) besants[103]; le tout dans une arcature gothique.

(Archives du département de la Charente). — Communiqué par M. Mallat.

Voir figure 12.

 

 

N°612                                  BERTRAND DE ROFFIGNAC.

1484.

 

Cachet ovale, empreinte sur papier, apposé sur des lettres de tonsure données à Michel de Salis,

 

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson d'or, au lion de gueules, surmonté d'une mitre accostée de deux crosses en sautoir.

(Archives de M. le baron Roger de La Batut.)

L. - OFFICIALITÉS.

 

 

N 613                                OFFICIALITÉ DE PÉRIGUEUX.

1384.

 

Sceau ogival, d'environ 40mm sur 25, cire jaune, appendu à un acte par lequel « Gerald La Cropta et Aymericus de Bulle, canonici Ecclesiee Petragoricen, vicarii generales in spiritualibus venerabilis in Xropatris et domini Domini Helie[104], Dei gratiâ Petragoricen. êpi, in remotis agentis », confèrent à Hélie, prêtre, le prieuré de Cercle (de Circulo), à la présentation de l'abbé de Saint-Cybard (6 février 1384)[105].

Légende. — S. CVRIE….

(Sigillum curie….)

Dessin. — Un agneau passant de dextre à sénestre ; derrière l'agneau, une bannière à deux (?) pendants ; au-dessous, une fleur de lis.

 

(Archives départementales de la Charente). — Communiqué par M. Mallat.

Observations. — Ce sceau présente beaucoup de ressemblance avec le n° 346; toutefois il paraît en différer par certains détails.

 

 

 

N° 614                              OFFICIALITÉ DE PÉRIGUEUX.

1709.

Sceau rond de 35mm, empreinte sur papier, plaqué sur une ampliation d'une dispense accordée par Mgr Pierre Clément, évêque de Périgueux, pour la célébration d'un mariage, la dite ampliation délivrée et signée par Monribot, greffier de l'officialité (20 novembre 1709).

Légende. — SIGILLUM [OFFICIALITATIS] PETRAGORICENSIS.

Dessin. — Ecusson ovale aux armes de l'évêque (de gueules au vol d'argent), accompagné de la mitre et de la crosse et timbré du chapeau épiscopal. .

 

(Registres des actes de baptême, mariage et sépulture de la paroisse- du Grand-Brassac). — Communiqué par M. Dujarric-Descombes.

M - ÉGLISES & CHAPITRES

 

 

N° 615                                                  PÉRIGUEUX

(CHAPITRE DE SAINT-ÉTIENNE ET SAINT-FRONT DE).

 

1709.

Sceau rond, de 33mm, empreinte sur papier, appendu, sur pli de parchemin, à une ordonnance par laquelle « les seigneurs et chapitre de l'église cathédralle Saint-Etienne-Saint-Front de Périgueux » confèrent à Me Sicaire Labrousse, notaire royal, habitant du bourg de Brassac, la charge de procureur d'office pour la justice du bourg et de la paroisse de Brassac a au party dud. Chapitre »[106], en date « à Périgueux et lieu capitulaire de lad. église cathédrale», du 8 juin 1709.

Légende. —-[SIGILLVM] CAPITULI PETRACHORICENSIS.

Dessin. — Ecu parti, au 1 à un agneau passant de sénestre à dextre, accompagné d'une croix portant une banderole ; au 2, à cinq annelets posés 2, 1,2; au-dessus de l'écu, une palme croisée avec une branche de laurier.

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.)

Observations. — La présence des cinq annelets sur ce sceau est remarquable : elle rappelle, à plusieurs siècles de distance, l'emblème figuré sur le sceau très intéressant et très curieux qui est conservé au Musée de Périgueux. J'ai exposé (Sigillographie du Périgord), 423, pp. 257-259) comment M. de Mourcin a été amené à penser, et par quelles considérations j'ai été moi-même induit à présumer que le Chapitre de Saint-Front, en sa qualité de seigneur d'une partie de la ville de Périgueux, devait avoir un sceau particulier, et que ce sceau n'était autre que celui qui présente, au-dessous de l'image de saint Front, les cinq annelets, type emprunté aux monnaies locales. Or, il se trouve que le sceau que nous décrivons ci-dessus, et dont le Chapitre faisait usage comme co-seigneur de Brassac, porte également les cinq annelets. Il paraît donc avéré que le Chapitre, comme corps ecclésiastique, avait un sceau à l'effigie de son saint patron (voir n°s 362-366), et que, comme seigneur temporel, il avait d'autres sceaux au type des cinq annelets (n°s 423 et 615).

Le sceau moderne du Chapitre de Périgueux est une imitation du sceau n° 423 (voir, à titre d'exemple, le sceau imprimé sur le mandement des vicaires capitulaires du diocèse pour le carême de 1861)[107].

N. - VICAIRES-GÉNÉRAUX.

 

 

N° 616              GÉRARD-LATOUR (ARMAND DE),

VICAIRE-GÉNÉRAL DU DIOCÈSE DE SARLAT [108].

1663.

Cachet octogone, de 17 mm sur 14, plaqué sur une lettre adressée à Daniel Papebroch, bollandiste, en date du 14 avril 1663.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes de Gérard, entouré de palmes ; derrière l'écusson, un bâton prioral ; point de couronne ; bordure festonnée.

(Archives de Gérard.)

 

R. - CURÉS & CHAPELAINS.

 

 

TOCANE (N. DE LA FAYE DE LA MARTINIE, CURÉ DE). Voir n0s 561 et 562.

 

TBIS. - CHANTRES.

 

 

N° 617                                                SARLAT (CHANTRERIE DE L'ÉGLISE DE).

XIVe  SIÈCLE.

Sceau ogival, de 35mm sur 23.

Légende. — S. CANTORIS. SARLATENSIS. Dessin. — Un moine tenant de la main droite le bâton de chantre.

(Musée de Périgueux. — Donné par M. Charles Rey.)

 

U. - PRÉLATS

 

 

D'ORIGINE OU D'EXTRACTION PÉRIGOURDINE.

 

 

N° 618                                       ABZAC (FRANÇOIS D'),

CHANOINE-COMTE DU CHAPITRE NOBLE DE MAÇON[109].

1787.

Cachet ovale, de 22 mm sur 19, apposé sur le testament de messire François d'Abzac, prêtre, chanoine-comte du Chapitre noble de Mâcon, habitant Brive, reçu par Me Aubert, notaire à Brive, le 3 avril 1787.

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes (écartelé d'Abzac et de Barrière, et sur le tout de gueules à trois léopards d'or) [110]; l'écusson entouré d'un ruban auquel une croix à quatre branches est suspendue. Couronne ducale. Bordure en forme de chaîne.

(Communiqué par M. Ernest Rupin, président de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze.)

N° 619                                                CHAMBERLHAC (PHILIPPE DE),

ÉVÊQUE DE SION[111].

1339.

Fragment d'un sceau de grande dimension, probablement ogival, cire rouge, appendu à un acte du 20 juin 1339.

Légende. — EPI SEDV.

(episcopi Sedunensis.)

Dessin. — Un personnage debout, vêtu d'une longue robe, tenant de la main droite un glaive, symbole du pouvoir temporel dont les évêques de Sion jouissaient alors dans une grande partie de leur diocèse. La tête manque ; à dextre et à sénestre, un petit écusson à un lion; bordure de filets.

(Archives du Chapitre de la cathédrale de Sion.) — Je dois la communication de ce sceau à l'obligeance de M. l'abbé Gremaud, professeur et bibliothécaire cantonal à Fribourg (Suisse).

Voir figure 13.

 

 

N° 620                                                            SOLMINIHAC (ALAIN DE),

ÉVÊQUE-COMTE DE CAHORS[112].

1649.

Très petit cachet plaqué sur une lettre au chancelier Séguier, en date du 26 novembre 1649 .

Pas de légende.

Dessin. — Ecusson aux armes, timbré d'une couronne de comte et surmonté du chapeau épiscopal.

 

(Bibliothèque de l'Institut, fonds Godefroy, tome 274).

 

V. CLERGÉ RÉGULIER.

 

N° 621                                                BOSCHAUD (N., ABBÉ DE).

1279.

Fragment de sceau ogival, cire verte, appendu sur cordelette blanche à un pariage entre le roi et l'abbé de Dalon.

Légende. —……………BBATI. DE BOSCHO

([Sigillum]     abbatis de Boscho [-Cavo].)

Dessin. — Type abbatial.

(Archives nationales, J. 292, n° 8). — Ce sceau, dont il ne subsiste plus qu'un tiers, n'a pas été décrit dans l'inventaire Douët d'Arcq.

N° 622                                                                        BRANTOME

(ARMAND DE TAILLEFER, AUMONIER DE)[113].

1310-1330.

Sceau ovale.

Légende. — ARMAND TALHAFER ELEEMOSINARI US BRANTOLOMEUS.

Dessin. — « Le sceau d'Armand de Taillefera été découvert depuis peu d'années... Il représente dans sa partie supérieure une image de la Vierge et dans la partie inférieure l'écu à l'antique des Taillefer, qui est chargé d'une main parée d'argent taillant une barre de fer d'une épée d'or en bande; la main accompagnée de cinq molettes d'éperon, 2 en chef et 3 en pointe. »

(De Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, t. XI, article Taillefer.)

 

 

N° 623                                                CHANCELADE

(ARNAUD DE SOLMINIHAC, [114]ABBÉ DE) [115]

1609.

Sceau rond, de 3omm, appendu à un titre portant nomination, par Arnaud de Solminihaç, de Pierre Roche, avocat au Parlement de Bordeaux, à la charge de juge ordinaire de Chancelade et de Beauronne, en remplacement de Pierre Bouchon, procureur aux sièges royaux, mort revêtu de la même charge ; le dit titre en date du 26 juin 1609.

Légende. — Il est douteux qu'il y en ait une.

Dessin. — Ecu droit à trois belettes (de gueules, à trois belettes d'or, armes parlantes de la branche de Solminihac de Belet), surmonté d'un ornement indistinct, qui était peut-être un cœur rappelant le chef des armes propres de la famille de Solminihac, ou plutôt une croix comme marque de dignité ecclésiastique.

 

(Communiqué par M. Alfred de Froidefond.)

 

Voir figure 14.

N° 624                                 CHANCELADE (ABBAYE DE).

1714.

Matrice en cuivre. Sceau ovale, de 20mm sur 17.

 

Légende. — IN HOC SIGNO VINCES.

Dessin. — Ecusson à une croix alaisée à branches égales, surmontée à dextre d'une mitre et à sénestre d'une crosse à volute extérieure. Bordure de filets.

 

(Le sceau-matrice appartient à M. l'abbé Petit, curé de Tocane-Saint-Apre, qui a eu l'obligeance de m'en envoyer des empreintes par l'entremise de M. Dujarric-Descombes. — M. le docteur Philémon Laroche, membre de la Société historique et archéologique du Périgord, a bien voulu m'en communiquer une empreinte ancienne, apposée sur un acte du 22 août 1714, par lequel Antoine Bêler,, chanoine régulier et prieur claustral de Chancelade, et vicaire-général, au spirituel, et au temporel, de l'abbé (Jean de Valbrune de Belair), présente à l'évêque de Périgueux maître Jean Linars pour le prieuré et la cure du Pont-Saint-Mamet, membre de ladite abbaye).

 

Voir figure 15.

 

 

N° 625                                    CHANCELADE (ABBAYE DE).

AUTRE SCEAU.

1735.

Sceau octogone, de 20mm sur 20, plaqué sur un acte portant nomination d'un notaire pour la châtellenie de Chancelade, en date du 20 mai 1735.

 

Légende. — IN HOC SIGNO VINCES.

Dessin. —- Ecusson rond à une croix alaisée sur champ d'azur, entouré d'une banderole portant la légende et posé sur un cartouche sommé à dextre d'une mitre et à sénestre d'une crosse à volute extérieure. Bordure de grènetis.

(Communiqué par M. l'abbé Riboulet, curé de Chancelade, membre de la Société historique et archéologique du Périgord.)

N° 626                                                  PÉRIGUEUX

(AYREMBURGE DE PÉRIGORD, ABBESSE DE SAINTE-CLAIRE DE)[116].

FIN DU XIIIe OU COMMENCEMENT DU XIVe SIÈCLE.

Sceau rond, de 31 mm.

Légende. — S. SORGIS. AYKEBVRG. PETRAGVRICEN. ORD. S. CLAR.

(Sigillum sororis Ayremburgis Petraguricensis, ordinis Sanctœ-Clarœ.)

Dessin. — Dans la partie inférieure du sceau, sous une arcature gothique, Ayremburge à genoux, les mains jointes, dans l'attitude de la prière, accostée de deux écussons, celui de dextre à trois lions (Périgord), celui de sénestre à trois fasces ; au-dessus, assis sur une sorte de banquette, le Christ nimbé d'un nimbe crucifère et plaçant une couronne sur la tête de la Vierge assise, qui s'incline devant lui; les deux personnages sont séparés par un petit fleuron ; au-dessus, une sorte de niche gothique représentant un temple à fronton et à colonnes ; fonds treillissé, orné de petits points.

(Ce sceau, qui est fort intéressant et dont l'exécution est remarquable, fait partie de la collection de M. le baron Jérôme Pichon; j'en ai obtenu une empreinte par l'obligeante entremise de M. de Montégut, vice-président du tribunal de Limoges, membre de la Société historique et archéologique du Périgord.)

Voir figure 16.

 

 

N° 627                                    PEYROUSE (GUILLAUME Ier, ABBÉ DE)[117]

1279.

Fragment de sceau ogival, cire verte, appendu à un pariage entre le roi et l'abbaye de Dalon.

Légende. — SIGILL…..TRO.....

(Sigillum […, abbatis de] Petrosâ.)

Dessin. — Type abbatial.

(Archives nationales, J. 292, n° 8). — Ce sceau, dont il ne subsiste plus qu'une faible partie, n'a pas été décrit dans l'inventaire Douët d'Arcq.

 

 

N° 628                        SAINT-AMAND-DE-COLY (HÉLIE BONAL, ABBÉ DE).

1484.

Sceau rond, de 55mm, cire brune, enveloppé de papier, appendu à un acte par lequel l'abbé de Saint-Amand met Jean de Plasiac en possession de la cure ou vicairie perpétuelle de Coly, dont l'abbé a le droit de patronage, en date du 21 juillet 1484.

Légende effacée.

Dessin. — Type abbatial.

Contre-sceau.

Rond, 25mm.

Légende et dessin indistincts.

(Bibliothèque nationale, Mss. Fonds latin, 17106, titres de l'abbaye de Saint-Amand.)

 

 

N° 629                       SAINT-JEAN-DE-COLE (PRIEURÉ DE).

XIVe SIÈCLE.

Sceau ogival, de 50mm sur 31.

Légende. — S . PRIORATVS. SANCTI . IHOIS . DE . COLA .

(Sigillum prioratûs Sancti-Johannis de Cola.)

Dessin. — Saint Jean debout, portant l'Agneau divin ; au-dessous, un écusson écartelé aux 1 et 4 à trois fleurs de lis, aux 2 et 3 champ uni (?), sommé du chapeau épiscopal.

Observations. — Ce sceau se trouve reproduit en relief sur un mortier en bronze qui a été présenté à la Société historique et archéologique du Périgord, dans sa séance du 5 janvier 1882, par M. Michel Hardy. Sur la face opposée se trouve un autre sceau, qui sera décrit au numéro suivant. Il est à remarquer que le mortier paraît être du xvie siècle, tandis que les sceaux dont, il porte la représentation paraissent remonter au xive.

 

 

N° 630                                       SAINT-JEAN-DE-COLE

(GUILLAUME TAUREL, ADMINISTRATEUR DES BIENS DU PRIEURÉ DE).

XIVe SIÈCLE.

Sceau ogival, de 35mm sur 22, reproduit en relief sur le mortier en bronze dont il a été parlé au numéro précédent.

Légende. — S. WILL . TAVRELLI . VILLICI . (Sigillum Willelmi Taurelli, villici.)

Dessin. — Une tige d'arbuste portant à droite et à gauche des fleurs semblables à des roses.

Observations. — Le villicus était l'administrateur des biens ecclésiastiques. On voit que le mortier portait d'un côté le sceau du préposé chargé de la gestion des biens appartenant au prieuré, et de l'autre côté celui du prieuré lui-même.

 

 

N631                          SARLAT (PIERRE DE CORNAZAC, PRIEUR DE).

1275.

 

Sceau ogival, cire verte, appendu sur fil de soie bleu à un acte passé, le lundi avant Pâques de Tannée 1275, entre Robert, abbé de Sarlat, et Boson de Salignac, archidiacre de Médoc en l'église Saint-André de Bordeaux.

Légende. — S. PRIORIS SARLATENSIS. (Sigillum prioris Sarlatensis.)

 

Dessin. — Une fleur de lis.

 

(D'après un croquis conservé à la Bibliothèque nationale, Mss. Fonds français, t. 22252.)

 

 

632                                  SARLAT (RÉCOLLETS DE).

1653

Sceau ovale, de 31mm sur 28, empreinte sur papier, plaqué sur une attestation délivrée par Gabriel Barrier, gardien des Récollets de Sarlat et commissaire général de la province de Saint-Bernardin en France, et par les autres religieux du couvent des Récollets, à Antoine de Saint-Clar, au sujet des services rendus par ce dernier, pendant les troubles de la Fronde à Sarlat (25 mars 1653).

Légende. — P. S... PROLIS . F… OR . S. BERNA . IN . GALI .

(Parvum sigillum... provincialis Fratrum Recollectorum Sancti-Bernardini in Gallid.)

Dessin. — Saint François debout, nimbé, tenant de la main droite un livre et de la main gauche un ostensoir avec le monogramme du Christ.

 

(Archives départementales de la Dordogne.)

Observations. — Ce sceau a plutôt le caractère d'un sceau provincial que d'un sceau local ; nous le mentionnons toutefois à cause des termes de l'acte, qui porte que l'attestation est donnée « sous le seau de nre susd. convent ».

N° 633                             VAUCLAIRE (CHARTREUSE DE).

1780.

Sceau ovale, de 23mm, plaqué sur deux lettres adressées les 27 et 29 août 1780 par le prieur à M. Bouchon, receveur des domaines à Monpont, au sujet du droit de pêche dans la rivière de l'Isle, revendiqué par les Chartreux.

Légende. - SIGILLVM CARTVSIAE VALLIS CLARAE.

Dessin. — Ecu droit aux armes des Talleyrand, fondateurs de l'abbaye de Vauclaire ; au-dessus, en guise de cimier, la Vierge tenant l'Enfant-Jésus, vue à mi-corps.

(Communiqué à la Société historique et archéologique du Périgord par M. le docteur Barbancey, l'un de ses membres. — Voir le Bulletin de la Société, t. VII, 1880, p. 428, et t. VIII, 1881, p. 445.)

TROISIÈME PARTIE.

 

 

 

sceaux de provenance périgourdine,

 

MAIS DONT L'ATTRIBUTION EST INCERTAINE.

 

 

 

N° 634                                               DELCAR (REYNAL).

XVe SIÈCLE.

Matrice portant le sceau et le contre-sceau réunis par une tige. Sceau rond, de 20 mm.

Légende. — S . REYNAL . DELCAR . (Scel Reynal Delcar.)

 

Dessin. — Un agneau passant de dextre à sénestre, regardant à dextre ; .une croix derrière l'agneau ; la croix porte une banderole à côté de laquelle se trouve un signe semblable à un gamma. Bordure de filets.

Contre-sceau.

Rond, 12 mm. Pas de légende.

Dessin. — Ecu en bannière à une fleur de lis, rinceaux légers dans le champ.

 

(Communiqué par M. Dujarric-Descombes.) — Ce sceau, qui appartient aux héritiers de M. l'abbé Gouzon, curé de Brassac, a été trouvé dans les environs de Domme.

 

Voir figures 17 et 17 bis.

635                                    PERSONNAGE INCONNU.

COMMENCEMENT DU  XVIe SIÈCLE  (?)

Cachet rond, de 22 mm, gravé sur une bague en cuivre.

Pas de légende.

Dessin, — Saint Georges à cheval, enfonçant sa lance dans la gueule d'un dragon, emblème du démon. Il porte le costume militaire, la salade ou casque léger de la cavalerie et le corselet serré à la taille comme les pourpoints du costume civil. Le saint est nimbé : il tient les rênes du cheval de la main droite et la lance de la main gauche. Le cheval est ailé.

 

(Je dois à l'obligeance de mon savant confrère M. de Roumejoux, l'un des vice-présidents de la Société historique et archéologique du Périgord, la communication d'une empreinte de ce cacher. La bague sur laquelle il est gravé a été trouvée, il y a quelques années, dans un tombeau à Périgueux ; elle est aujourd'hui la propriété de Mm8 d'Auteville, à Boiras, près Vergt.)

 

Voir figure 18.

636                                                PERSONNAGE INCONNU.

XVIIe SIÈCLE.

Matrice en cuivre. Cachet ovale, de 17mm sur 15. Pas de légende.

Dessin. — Ecu à un dextrochère, timbré d'une couronne de marquis et accompagné de rinceaux.

(Ce cachet a été trouvé à Saint-Martial d'Artenset et communiqué à la Société historique et archéologique du Périgord par M. Alcide Duverneuil.)

 

 

N° 637                                      SENHOROL (ARNAUT).

XIVe SIÈCLE (?)

Sceau rond, de 23mm.

Légende. — S. ARNAVT. SENHOROL. (Scel Arnaut Senhorol.)

Dessin. — Ecu à une cloche ; à dextre et à sénestre de l'écu, un groupe de trois points placés en triangle.

(Communiqué par M. de Roumejoux.)

Observations. — Ce sceau a été acheté à Périgueux par M. Greil, collectionneur à Cahors ; il a été probablement trouvé dans les environs de Périgueux.

Voir figure 19.

 

additions et rectifications[118].

 

 

N° 15                                                  JEAN, BATARD D'ORLÉANS,

COMTE DE PÉRIGORD.

Autres exemplaires du même sceau appendus à des quittances du 10 octobre 1434, du 20 septembre et du 28 octobre 1345.

(Bibliothèque nationale, Mss. Clairambault, t. MCXXII.)

N° 31                                                  PÉRIGUEUX.

Nous croyons utile de résumer ici la liste chronologique des sceaux qui se rapportent à la ville de Périgueux.

I.       — Sceau n° 31. — 1188-1234. — Le Puy-Saint-Front. — Un sergent d'armes.

II.      — Sceau n° 32. — 1208. — Le Maire de Périgueux. — Une aigle éployée.

III.    —Sceau n° 33. — 1240-1266.— Le Puy-Saint-Front. — Saint-Front (sans dragon) sur champ fleurdelisé ; au revers, une enceinte de ville. — L'emploi de ce sceau étant constaté en 1240, et d'autre part, le sceau au type du sergent d'armes ayant encore été employé en 1235, c'est entre ces deux dates que s'est effectuée vraisemblablement la substitution d'un type à l'autre.

IV.    — Même sceau, employé par le Puy-Saint-Front et la Cité de Périgueux collectivement (1277-1278).

V.      — Sceau n° 34. — 1308-1353. —Périgueux. — Saint Front enfonçant sa crosse dans la gueule d'un dragon, sur champ à quintefeuilles ; au revers, une enceinte de ville — Sceau n° 472. — 1426. — Périgueux. — Une tour crénelée accostée de deux fleurs de lis.

VI.      — Sceau n° 473. — 1438-1487. — Périgueux. — Une porte de ville accompagnée de deux tours et accostée de deux fleurs de lis.

VIII. — Sceau n° 474. — 1506. —- Périgueux. — Une tour crénelée accostée de deux fleurs de lis.

IX.    1635-1672. — Périgueux. — Une porte de ville entre deux tours crénelées; en chef, une fleur de lis entre les deux tours.

X.      1689. — Périgueux. — Même type (sceau octogone).

XI.    xviie ou xviiie siècle[119]. Périgueux. — Même type (avec indication des émaux).

XII.   1745. — Périgueux. — Même type, avec la devise.

XIII. 1789. — Périgueux. — Même type, avec la devise et le nom de la ville de Périgueux.

N° 40                                                              SARLAT.

Le sceau-matrice appartient à M. Chambon, avocat à Sarlat.

 

N° 45                                                  JEAN D'ARREBLAYE,

SÉNÉCHAL DE PÉRIGORD.

Il existe, aux archives de la ville de Périgueux, un exemplaire de ce sceau, qui est d'une remarquable exécution et dont la conservation est parfaite. Il est en cire brune et appendu sur queue de parchemin, à une ordonnance du sénéchal déterminant les armes que les bourgeois de Périgueux sont autorisés à porter sur eux pour leur défense (samedi avant la fête de saint Grégoire 1303). Jean d'Arreblaye portait : bandé d'azur et de gueules.

(Bibliothèque nationale, Mss.; Périgord, t. LII.)

 

 

49